LFI propose à la gauche "une campagne commune pour les élections présidentielle puis législatives" information fournie par AFP 05/05/2026 à 13:41
La France insoumise a proposé, mardi, aux autres forces de gauche, notamment les Ecologistes et les communistes, "une campagne commune pour les élections présidentielle puis législatives", une manière de chercher des soutiens à la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
Ce n'est pas la première fois que les Insoumis tendent la main à d'autres élus de gauche, les directions des partis refusant de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qu'ils jugent incapable de l'emporter au second tour.
"Néanmoins, nous avons observé que des débats nouveaux s'ouvrent au sein de ces organisations au moment où la démarche de +primaire+ a démontré son incapacité à produire autre chose que des divisions et des polémiques supplémentaires", écrit le mouvement de gauche radicale dans un communiqué publié mardi.
"Nouvelle proposition LFI à ceux qui refusent le suicide qu'est le sectarisme anti-LFI", a commenté sur X Jean-Luc Mélenchon.
"Nous sommes prêts à ouvrir des discussions", assure LFI dans son communiqué, en fixant ses conditions: "ces discussions, incluant la perspective des élections sénatoriales, pourraient permettre une campagne commune pour les élections présidentielle puis législatives autour d'un programme partagé de gouvernement".
"C'est une proposition d'accord autour d'un programme de rupture visant à constituer une majorité au Parlement pour le mettre en oeuvre. Et pour cela il faudra une seule candidature dans chaque circonscription proposant aux électeurs de leur permettre", indique à l'AFP le député insoumis en charge des élections, Paul Vannier.
Cela ouvre la porte à un soutien des Insoumis aux prochaines législatives aux députés de gauche qui soutiendraient Jean-Luc Mélenchon pour sa quatrième course à l'Elysée.
En février, Jean-Luc Mélenchon avait lancé une "offre fédérative" similaire au patron des députés communistes Stéphane Peu, élu de Seine-Saint-Denis (département dans lequel les Insoumis sont forts) et beaucoup moins hostiles à l'alliance avec LFI que le dirigeant du PCF, Fabien Roussel.
Stéphane Peu ne ferme pas la porte à cette idée, d'autant plus que les Insoumis et les communistes ont passé des accords dans son département aux municipales.
Mardi, il a rappelé sa volonté de voir "une force communiste renforcée, au service d'un pôle de radicalité au sein de la gauche qui a longtemps été incarnée par le Parti communiste de manière assez hégémonique".
"Ce n'est plus le cas aujourd'hui, on doit en prendre acte", a-t-il insisté.