Les yeux dans le ZZ information fournie par So Foot 26/09/2026 à 10:03
Nous y voilà : l’ère Zidane. Premier sélectionneur français depuis Aimé Jacquet à remporter une victoire pour son premier match à la tête des Bleus, le double ZZ aura offert un aperçu de lui-même et de ses idées face à la Turquie.
C’était un stade vétuste – bien qu’inauguré en 2018 –, sans goal-line technology, sans ascenseurs, sans contrôle de sécurité à l’entrée, sans wifi, avec des chaises qui partaient en morceaux et des toilettes à la turque (évidemment), si bien qu’il n’y eût rien de surprenant, pour quiconque débarqua ce vendredi soir à Izmit, à retrouver au milieu de ce foutoir quelques fantômes du passé. Vincenzo Montella, Fabien Barthez et Zinédine Zidane avaient fait le déplacement en mer de Marmara et c’était pour ce dernier un évènement : il était donc retour en Bleu 20 ans après son départ tête basse du rond central de l’Olympiastadion. Une époque où le sommet de la hype s’appelait le Nokia 3310, où Jérémy Jacquet n’était pas né et avec Chirac encore au pouvoir ; le passé, en somme.
« Malheureusement, ouais, j’ai loupé la Marseillaise »
Il était 21h42 (heure locale) quand une partie de ce passé glorieux apparut sur la pelouse du Kocaeli Stadium, 35 117 spectateurs bruyants, il va sans dire, en particulier quand son nom s’était affiché sur les écrans géants à l’annonce des compositions, rare instant où les 310 supporters français présents en parcage parvinrent à se faire entendre. 21h42, donc, et l’hymne avait déjà commencé depuis peu, six lignes tout au plus, que l’astre n’était pas là, un comble pour un retour : pressée qu’elle était, la sono n’avait pas attendu les sélectionneurs pour démarrer, ainsi Zidane arriva-t-il en retard pour la 109 e Marseillaise de sa vie, sans rien de pressé, manquant des paroles qu’il connaissait de toute façon par cœur, encore que peut-être les chantait-il dans la pudeur de ses lèvres. « Malheureusement, ouais, j’ai loupé la Marseillaise , regrettera-t-il en conférence de presse d’après-match, visiblement peiné. Le protocole a été plus vite que prévu, j’ai eu un petit retard à l’allumage. J’aurais aimé, préféré arriver au début, mais voilà… » Il se glissa dans le rang français au « mugir » comme un homme retrouve sa couette, Bettoni à sa gauche, Barthez à sa droite, et les trois crânes luirent dans la nuit turque que la Lune peinait à éclairer.…
Théo Denmat, à Izmit pour SOFOOT.com
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