Les taliban dénoncent une frappe du Pakistan contre un hôpital de Kaboul, 400 tués information fournie par Reuters 17/03/2026 à 03:51
Au moins 400 personnes ont été tuées et 250 autres blessées dans une frappe aérienne effectuée par le Pakistan contre un hôpital de réadaptation pour toxicomanes situé dans la capitale afghane Kaboul, a déclaré mardi un porte-parole du gouvernement taliban, une accusation dénoncée comme "trompeuse" par Islamabad.
Cette annonce intervient alors que les deux pays voisins, jadis alliés, sont depuis le mois dernier en "guerre ouverte".
D'après le porte-parole adjoint du gouvernement taliban, une frappe aérienne survenue lundi à 21h00 (16h30 GMT) a visé un hôpital de réadaptation pour toxicomanes pouvant accueillir 2.000 patients.
Sur le réseau social X, Hamdoullah Fitrat a écrit que "de grandes parties de l'hôpital ont été détruites, et l'on craint un bilan très lourd". "Malheureusement, le nombre de ceux qui ont été tués atteint pour le moment les 400, avec quelque 250 autres blessés", a-t-il ajouté. Les équipes de secours sont sur place pour contrôler l'incendie et retrouver les victimes.
Reuters n'a pas pu vérifier de manière indépendante le bilan annoncé.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de l'armée pakistanaise.
Le gouvernement pakistanais a dénoncé une accusation fausse et trompeuse, déclarant avoir ciblé "avec précision" lundi soir des "installations militaires et des infrastructures de soutien au terrorisme".
Dans un communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi sur le réseau social X, le ministère de l'Information a décrit l'accusation des taliban comme un "compte-rendu erroné des faits". Le Pakistan a frappé un centre d'équipements techniques et un entrepôt de munitions utilisés par les taliban contre les civils pakistanais, a-t-il dit.
Islamabad reproche à Kaboul de servir de sanctuaire aux combattants du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) et du groupe Etat islamique (EI) pour lancer des attaques contre le Pakistan, ce que nient les taliban, estimant que lutter contre ces insurgés relève d'un problème interne au Pakistan.
(Mohammad Yunus Yawar à Kaboul, Asif Shahzad à Islamabad; version française Jean Terzian)