Les prix alimentaires se détendent, sauf pour le riz et le sucre, selon la FAO information fournie par Boursorama avec AFP 06/11/2026 à 12:22
Les prix alimentaires, sous l'effet de meilleurs rendements que prévu et d'une demande moindre, se sont détendus en octobre, après plusieurs mois de hausse, à l'exception de ceux du riz et du sucre, souligne vendredi la FAO dans son rapport mensuel.
L'indice des prix calculé par l'organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) sur la base d'un panier de produits, a reculé de 1,2 % par rapport à septembre.
Il croît cependant de 5,9 % sur un an, nourri par les chocs climatiques et géopolitiques. Il reste toutefois inférieur de 16,4 % au pic de mars 2022 qui avait suivi l'invasion russe en Ukraine.
En particulier, l'indice des céréales a reculé de 4,5 % en octobre.
Le blé s'est replié sous l'effet d'une demande ralentie mais aussi de meilleures perspectives de récolte dans de gros pays producteurs comme l'Argentine. L'attente d'un possible apaisement en mer Noire, où le conflit Russie-Ukraine bloque l'acheminement des productions de ces deux pays, contribue aussi à détendre les prix, note la FAO.
Même mouvement pour le maïs, qui avait atteint un sommet de trois ans en septembre, et profite de meilleurs rendements que prévu notamment aux Etats-Unis.
En revanche, le riz voit ses prix croître de 1,6 % sur un mois (+14 % sur un an), du fait de retards de récoltes de certains grands pays exportateurs, arrivées tardivement sur les marchés asiatiques, et de perspectives incertaines liées à la météo, explique la FAO.
Selon des prévisions actualisées vendredi, la production rizicole mondiale devrait se contracter cette année pour la 1ère fois depuis quatre saisons, à 522 millions de tonnes, soit -2,5 % sur un an, sur fond de conditions climatiques compliquées par le phénomène El Niño.
A 106 points d'indice de prix en moyenne en 2026, il surpasse le niveau moyen de 2025 (103,5); ce prix est cependant loin des sommets de 2023 et 2024 (132 et 133).
Globalement, la production mondiale de céréales devrait reculer en 2026 par rapport au niveau record de 2025, mais rester la 2e plus importante jamais enregistrée, à près de 3,0 milliards de tonnes, selon ces projections.
Les prix des huiles végétales, de la viande et des produits laitiers ont reflué aussi, légèrement, en octobre.
Le sucre, par contraste, a continué sa progression, à +6,6% sur un mois et +28,8% sur un an, au plus haut depuis décembre 2024. En cause une récolte de canne à sucre perturbée par les pluies au Brésil, mais aussi des perspectives de production incertaines en Inde, en Thaïlande et dans l'UE.