Une vague bleue se dessine face à Trump aux élections de mi-mandat information fournie par AFP 04/11/2026 à 04:07
Avis de forte tempête pour Donald Trump avec l'annonce des premiers résultats des élections de mi-mandat aux États-Unis qui pointent vers un vote sanction contre le président républicain.
Les démocrates, qui espèrent avec ces élections restreindre les pouvoirs du locataire de la Maison Blanche, ont réussi à faire basculer en début de soirée un premier siège au Sénat avec la victoire de Roy Cooper en Caroline du Nord.
Mais le premier coup de tonnerre de la soirée est venu dans l'État voisin de Caroline du Sud, où la démocrate Annie Andrews a ravi le siège de sénatrice à Darline Graham, choisie personnellement par Donald Trump comme candidate après la mort de son frère Lindsey Graham en juillet.
L'opposition à Donald Trump espère que la hausse du coût de la vie, aggravée par une guerre impopulaire contre l'Iran, mais aussi la question de la corruption dans les plus hautes sphères de l'État, mèneront les Américains à désavouer les républicains lors de ces "midterms", traditionnellement défavorables au parti qui occupe la Maison Blanche.
"La corruption et l'incompétence"
En Géorgie, le sénateur démocrate Jon Ossoff a confortablement gagné sa réélection avec plus de 30 points d'avance sur le républicain Mike Collins, selon les chaînes NBC et CBS.
Les Américains ont rejeté "la corruption et l'incompétence" de Trump, a lancé après sa victoire l'élu de 39 ans, vu comme une étoile montante du Parti démocrate.
Avant les premiers résultats, le chef des députés démocrates Hakeem Jeffries avait exprimé son optimisme.
"Nous sommes au bord d'un changement de cap radical dans ce pays", avait-il déclaré devant la presse à Washington.
Avant le scrutin, les sondages prévoyaient une victoire des démocrates à la Chambre des représentants, entièrement renouvelée mardi.
Mais les premiers résultats pointent aussi vers un basculement du Sénat, un résultat encore inimaginable il y a un an.
Meeting après meeting, Donald Trump a pourtant jeté récemment toutes ses forces dans cette bataille âpre, prédisant des conséquences apocalyptiques en cas de victoire démocrate.
Face aux gains de l'opposition, la Maison Blanche a dit dans la soirée à l'AFP être dans une attitude de "défi".
Le président "n'était pas sur les bulletins et il est prouvé que les électeurs de Trump vont voter quand il est sur le bulletin", a déclaré un responsable de la Maison Blanche, jugeant aussi que la "qualité" des candidats républicains laissait à désirer.
"Le loyer, les courses..."
Signe de l'enjeu, près de 58 millions de citoyens ont voté par anticipation, un record pour des élections de mi-mandat.
Dans le Maine (nord-est), Tom Walsh, 59 ans, a dit à l'AFP vouloir en finir avec "deux ans de cauchemar" au moment de voter démocrate.
Pour Taylor Cook, le coût de la vie a été le principal facteur décisif dans son vote.
"Le loyer, les courses, les factures, et les impôts fonciers continuent de grimper", a déclaré à l'AFP ce Californien sans emploi de 24 ans, qui dit vouloir un Congrès à majorité démocrate pour "forcer des contrepouvoirs sur le gouvernement Trump.
À travers le pays, 36 postes de gouverneurs sont également en jeu, de même que de nombreux référendums.
Donald Trump, qui regarde les résultats mardi soir depuis la Maison Blanche, a prévenu qu'en cas de défaite républicaine, il mettrait "son veto à tout".
Dans les contrées arctiques de l'Alaska, des électeurs républicains assurent que Donald Trump "a tenu promesse".
"Il a réglé ce problème", de l'immigration clandestine, "il a sécurisé la frontière", affirme James Weise, retraité de 72 ans.
Mais pour Gabriel Layman, les États-Unis "ont pris une mauvaise direction".
"Je pense qu'il est important de mettre le holà" sur les républicains au pouvoir, ajoute cet écrivain de 24 ans qui se décrit comme indépendant, mais a voté démocrate.