Les pistes pour économiser sur l’assurance-maladie
information fournie par Boursorama avec LabSense 16/08/2019 à 08:30

L’Assurance-maladie a récemment publié un rapport sur son budget annuel dans lequel l’organisme propose plusieurs pistes visant à faire économiser 2 milliards d’euros d’ici 2020 au budget général de la Sécurité sociale. De nombreuses solutions sont à l’étude parmi lesquelles l’essor de la délivrance de médicaments génériques, la modification de prescription de certains dispositifs médicaux et le développement de la chirurgie ambulatoire entre autres.

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Les premières mesures envisagées

Comment l’Assurance-maladie compte-t-elle faire économiser 2 milliards d’euros au budget général de la Sécurité sociale ? En actionnant plusieurs leviers, à commencer par celui du développement de la vente des médicaments génériques appelés « biosimilaires » qu’elle souhaite voir s’intensifier aux comptoirs des pharmacies. Pour y parvenir, l’intéressement des professionnels de la santé sera reconduit cette année. Les pharmaciens mais également les médecins libéraux se verront gratifiés en cas de prescriptions de tels médicaments. En faisant baisser de l’ordre de 10 % les prescriptions de certains médicaments, l’économie sur le budget général pourrait être de quelque 40 millions d’euros. En contrepartie, 12 millions d’euros seraient reversés aux professionnels prescripteurs. Dans la même veine, les nombreux dispositifs médicaux tels que les pansements, fauteuils roulants et autres seringues sont également dans le viseur. L’idée étant de réduire là aussi le nombre de prescriptions. Pour les pansements par exemple, l’objectif est de passer de 30 jours actuellement à 7 jours en sortie d’hospitalisation avec à la clé 75 millions d’euros d’économies potentielles. Ces produits de santé sont en réalité le tout premier poste de réduction des dépenses puisque le gouvernement table ainsi sur une diminution du budget de 1,2 milliard d’euros dès cette année.

Les économies dans les pharmacies et les hôpitaux

Une autre mesure envisagée concerne encore une fois les pharmaciens en réduisant à 20 jours la durée pendant laquelle ils auront la possibilité de vendre au prix maximal un médicament dont le prix vient de baisser. Cette modification engendrerait une économie non négligeable de quelque 56 millions d’euros par an.  En parallèle, une nouvelle campagne de communication nationale va faire la promotion d’un usage moindre des antibiotiques, tant pour les patients qui seront appelés à ne pas en demander systématiquement à leurs médecins traitants qu’à ces derniers qui seront encouragés à prescrire d’autres familles de médicaments.  Si les pharmaciens et les médecins libéraux bénéficieront d’un dispositif d’intéressement sur les économies qu’ils font réaliser, les hôpitaux seront également concernés. Pour ce faire, l’idée est également de promouvoir l’usage des médicaments génériques dans ce cadre, de l’intensifier.  Aussi, la chirurgie ambulatoire sera une nouvelle fois développée : nombre d’actes chirurgicaux qui nécessitaient plusieurs jours d’hospitalisation il y a quelques années de cela se pratiqueront désormais en une seule journée. L’Assurance-maladie espère ainsi économiser plus de 200 millions d’euros.  Dans la même veine, la prise en charge des transports sanitaire sera réduite grâce à une convention en cours de négociations avec les taxis pour une économie de quelque 160 millions d’euros. Enfin, les indemnités journalières pourraient être diminuées afin d’abaisser le budget général de l’ordre de 100 millions d’euros.