Les perspectives pour l'économie suisse s'assombrissent, selon un baromètre information fournie par Boursorama avec AFP 30/01/2026 à 14:57
Les perspectives pour l'économie suisse "s'assombrissent" sur fonds de signaux hétérogènes selon les différents secteurs d'activités, indique un baromètre publié vendredi par l'institut zurichois du KOF.
En janvier, ce baromètre - qui donne une indication sur la tendance à court terme du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse - a chuté pour la première fois en cinq mois, perdant 1,1 point pour retomber à 102,5.
Il s'est toutefois maintenu dans la zone croissance malgré ce recul, a souligné dans un communiqué le centre de recherches conjoncturelles de l'école polytechnique fédérale de Zurich qui le calcule tous les mois.
En août, lorsque la Suisse s'était vue imposer des droits de douane de 39% par l'administration de Donald Trump, ce baromètre avait chuté à 97 points, soit un niveau allant dans le sens d'une contraction de l'économie, mais s'était ensuite redressé, repassant en terrain positif au dernier trimestre.
Après les annonces de mi-novembre concernant le projet d'accord avec Washington pour ramener les droits de douane à 15%, ce baromètre avait bondi de 2 points en décembre.
Mais "les perspectives s'assombrissent quelque peu", notent les chercheurs de cet institut, qui soulignent que les sous-indicateurs ont évolué de manière "hétérogène" selon les différents pans de l'économie durant le mois de janvier.
Les perspectives sont, par exemple, positives pour les activités liées à la construction automobile et mécanique ou encore pour la métallurgie. D'autres, comme l'industrie électrique, sont en revanche "particulièrement sous pression", expliquent-ils.
Les chercheurs de l'institut observent également un recul des indicateurs concernant l'hôtellerie et la restauration ainsi que le bâtiment.
Le ministère de l'économie doit publier sa première estimation pour le PIB au quatrième trimestre le 16 février.
Selon ses calculs, le PIB avait gonflé de 0,8% au premier trimestre sous l'effet d'un bond des exportations de produits pharmaceutiques vers les Etats-Unis, mais avait ensuite ralenti avec une croissance de 0,2% au deuxième trimestre. Il s'était ensuite contracté à -0,5% au troisième trimestre.