Les objectifs environnementaux de l'Onu sont loin d'être atteints, selon une étude
information fournie par Reuters 23/09/2026 à 12:53

Nombre de pays ne sont pas en mesure d’atteindre l'objectif des Nations unies (Onu) de protéger et préserver la biodiversité sur au moins 30% des terres et des mers de la planète d’ici 2030, selon une étude publiée mercredi.

Près de 200 pays ont adhéré à l’objectif "30 d’ici 30" du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal conclu fin 2022, et se sont engagés à mobiliser au moins 200 milliards de dollars (175,35 milliards d'euros) par an pour inverser des décennies de perte de biodiversité.

Toutefois, alors que 1,3 million de kilomètres carrés de terres et 6 millions de kilomètres carrés de zones marines supplémentaires sont théoriquement sous protection officielle depuis l’entrée en vigueur de l’accord, la couverture totale n’atteint toujours que 20% et 10% respectivement, selon une étude menée par plusieurs organisations environnementales sous l’égide de "Campaign for Nature et Together for the Ocean", basées aux États-Unis.

Ces conclusions vont dans le sens d’un rapport d’étape officiel qui doit être présenté en octobre à la conférence de la Convention de l'Onu sur la diversité biologique à Erevan, en Arménie.

Un projet datant de juillet relève qu’aucun des 23 objectifs de l’accord ne sera atteint d’ici 2030 "à moins que la mise en œuvre collective ne s’accélère rapidement".

Le bilan publié mercredi indique qu’environ 26% des zones terrestres et des eaux intérieures seraient protégées si tous les engagements gouvernementaux existants étaient respectés d’ici 2030, mais que seuls 12% des écosystèmes marins seraient couverts.

Le déficit de financement annuel oscille entre 75 et 150 milliards de dollars, les dépenses consacrées à la protection marine ne s’élevant qu’à 1,8 milliard de dollars, soit bien en deçà des 16 milliards nécessaires, précise le rapport.

Même si les objectifs "30x30" étaient atteints, des efforts supplémentaires seraient nécessaires pour garantir une véritable protection des écosystèmes, et sur les 10% de l’océan actuellement couverts par des plans de protection, seuls 3,5% sont considérés comme "effectivement" protégés.

(Rédigé par David Stanway; Version française Rihab Latrache, édité par Sophie Louet)