Les énergies renouvelables, clé pour sortir de la crise énergétique selon les dirigeants de la COP31
information fournie par AFP 21/04/2026 à 18:49

Le ministre turc de l'Environnement, Murat Kurum, à la conférence du Dialogue de Petersberg sur le climat, le 21 avril 2026 à Berlin ( AFP / Tobias SCHWARZ )

Le choc énergétique mondial provoqué par la guerre au Moyen-Orient renforce la nécessité d'investir dans des énergies renouvelables pour remplacer les combustibles fossiles, ont affirmé mardi les pays hôtes du sommet sur le climat COP31, la Turquie et l'Australie.

La crise "nous a montré, une fois de plus, que les combustibles fossiles ne garantissent pas la sécurité de l'approvisionnement énergétique", a dit le ministre turc du Climat et président de la COP31, Murat Kurum, traduit par un interprète, à l'occasion d'une conférence à Berlin intitulée Le dialogue de Petersberg.

"Investir dans les sources d'énergie alternatives, en particulier pour soutenir la diversité énergétique, est synonyme de stabilité, de résilience et de développement propre", a ajouté le ministre lors de cette réunion de dizaines de ministres chargés du climat. Elle visait à discuter des priorités avant la COP31 qui se tiendra en Turquie en novembre avec l'Australie en co-organisateur.

"C'est la voie que nous devons tous prendre", a-t-il estimé, soulignant que les nations réagiraient différemment en fonction de leurs situations économiques respectives.

Cette conférence de deux jours se tient dans un contexte de flambée des prix de l'énergie et, parfois, de pénurie, certains gouvernements rationnant le carburant et se tournant vers le charbon.

- Énergie la moins chère -

Les chaînes d'approvisionnement énergétiques mondiales sont bouleversées, la guerre en Iran perturbant le commerce via le détroit d'Ormuz, passage clé pour les exportations de pétrole et de gaz du Golfe.

Pour le ministre australien du Climat, Chris Bowen, qui dirige les négociations à la COP31 et s'est exprimé par vidéoconférence, "les énergies renouvelables sont une solution éprouvée et la forme d'énergie la moins chère jamais connue".

"Alors que notre approvisionnement énergétique et nos économies sont confrontés à des difficultés, ce n'est pas le moment d'hésiter, mais d'agir avec clarté et conviction pour poursuivre notre transition vers une énergie propre, bon marché et fiable", a-t-il poursuivi.

Intervenant aussi par visioconférence, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a affirmé que la crise énergétique mettait "clairement en évidence une réalité: les combustibles fossiles ne se contentent pas de détruire notre planète, ils tiennent les économies en otage".

Ces discussions se tiennent quelques jours avant la toute première conférence internationale consacrée à l'abandon progressif des combustibles fossiles, à Santa Marta, en Colombie.

L'Union européenne, le Canada, le Royaume-Uni et la Norvège y participent, aux côtés de grandes économies émergentes telles que le Brésil et l'Angola, ainsi que de petits pays en développement.

Les investissements dans les énergies propres sont environ deux fois plus importants que ceux consacrés aux combustibles fossiles, principal facteur du changement climatique d'origine humaine.

Mais les émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz ont de nouveau augmenté en 2025 pour atteindre un niveau record.

Reste à voir comment cette question sera abordée lors de la COP31. L'Australie est un grand producteur de combustibles fossiles, et la Turquie dépend fortement du charbon pour son approvisionnement énergétique.