Les coûts de La Poste nettement supérieurs à la compensation de l'Etat, selon l'Arcep information fournie par Boursorama avec AFP 20/02/2026 à 13:57
es coûts supportés en 2024 par la Poste au titre de sa mission de service universel postal ont été largement supérieurs à l'enveloppe versée par l'Etat, a indiqué l'Arcep, l'autorité du secteur, dans un avis rendu public vendredi.
Au total, selon l'avis daté du 9 décembre, l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) évalue entre 1,08 et 1,146 milliard d'euros le "coût net" en 2024 des missions de la Poste, déficitaire depuis 2018 en raison de la baisse continue des volumes de courriers depuis 2008.
L'Etat, qui verse depuis 2021 une compensation à ces missions, a octroyé en 2024 une enveloppe de 500 millions d'euros.
"L'Arcep peut conclure avec une assurance raisonnable que La Poste n’a pas été surcompensée pour la mission de service universel postal pour l'année 2024", écrit l'autorité présidée par l'ancienne députée Laure de la Raudière.
A La Poste sont confiées quatre missions de service public: l'aménagement du territoire, la distribution de la presse, celle du courrier et l'accessibilté bancaire, qui ne sont pas intégralement financées par l'Etat.
Dans un avis publié en mars 2025, l’Arcep avait estimé le coût du service universel à un montant situé entre 1,219 et 1,234 milliard d'euros en 2022, puis entre 1,039 et 1,096 milliard d'euros en 2023. Sur ces deux années, l'État avait versé à La Poste une compensation de 520 millions d'euros en 2022 et de 500 millions d’euros en 2023, des montants également nettement inférieurs au coût évalué.
En 2024, Philippe Wahl, alors PDG de La Poste, avait déploré la "sous-compensation des missions de service public" de son entreprise, qui avait coûté au groupe 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2023.