Les attaques "hybrides" russes ne resteront "pas sans réponse" : Emmanuel Macron promet "un plan de protection de nos infrastructures critiques"
information fournie par Boursorama avec Media Services 18/09/2026 à 17:57

Le président français Emmanuel Macron à Orange, le 15 septembre 2026. ( POOL / PHILIPPE MAGONI )

Emmanuel Macron a exigé une "vigilance" accrue face à la menace russe.

La Russie veut "nous intimider" et "casser l'effort de soutien aux Ukrainiens. La conséquence sera le contraire". Emmanuel Macron a annoncé ce vendredi 18 septembre avoir demandé au gouvernement français de "préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques" face aux attaques "hybrides" russes, qui ne resteront "pas sans réponse" de la part des Européens.

La "nature de l'agressivité russe et des menaces en Europe change", a prévenu le président français après avoir reçu à l'Elysée les chefs de parti et candidats à l'élection présidentielle de 2027. Le chef de l'Etat a exigé une "vigilance" accrue face à cette menace, souhaitant la mise sur pied d'un "plan de protection de nos infrastructures critiques, ainsi que des sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense contre les attaques de drones et les attaques cyber". Emmanuel Macron, qui promet de convoquer un G7 notamment consacré à l'énergie dans les prochaines semaines, a affirmé que la Russie serait dans "l'erreur" si elle continuait "d'agir de cette manière", prenant l'exemple de la découverte d'un drone chargé d'explosifs à l'aéroport de Leipzig (Allemagne) cet été. Des menaces face auxquelles "nul n'est à l'abri", a-t-il prévenu.

"Ce qui se joue en Ukraine" c'est "notre sécurité d'aujourd'hui et de demain"

"La volonté qu'il y a derrière (ces attaques), c'est nous intimider et c'est casser l'effort de soutien aux Ukrainiens. La conséquence sera le contraire", a assuré le président français. "Nous ne sommes pas intimidés parce que nous savons que se joue en Ukraine notre sécurité d'aujourd'hui et de demain", a-t-il ajouté. Son ancien Premier ministre, désormais candidat à l'élection présidentielle, Edouard Philippe, a lui aussi affirmé à la sortie de l'Elysée que le niveau de menace sur la France du fait du conflit en Ukraine "s'élève", évoquant également le drone de Leipzig.

"Le but n'était pas de faire peur, le but était de tuer, c'est juste que l'opération a échoué. Il y a des raisons de penser que ça peut de nouveau arriver rapidement (...) La Russie, son sujet ce n'est pas juste l'Ukraine, son sujet c'est la paix et la sécurité du continent européen", a pour sa part déclaré la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier après cette rencontre où étaient présents les services de renseignement français. "Si on veut une paix et une sécurité durables, il faut (...) continuer nos efforts de défense et de sécurité (...) et accroître notre résilience nationale, y compris civile, sur nos emprises", a martelé Emmanuel Macron.