Les abords d'un hôpital de Mekele, au Tigré, bombardés information fournie par Reuters 31/08/2022 à 12:18
(Avec précisions)
NAIROBI, 31 août (Reuters) - Les abords d'un hôpital de Mekele, la capitale de la région du Tigré dans le nord de l'Ethiopie, ont été bombardés mardi soir, a déclaré le directeur d'un autre établissement ayant reçu des victimes.
Kibrom Gebreselassie, directeur de l'hôpital général d'Ayder, a écrit sur Twitter que les abords de l'hôpital général de Mekele avaient été atteints par une frappe aérienne. On ignore le nombre de victimes ainsi que l'étendue des dégâts.
Legesse Tulu, porte-parole du gouvernement éthiopien, le colonel Getnet Adane, porte-parole de l'armée, et Billene Seyoum, la porte-parole du Premier ministre, n'ont pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaires.
Getachew Reda, porte-parole du Front populaire de libération du Tigré (TPLF), a déclaré sur Twitter qu'au moins trois bombes avaient été larguées et que l'hôpital de Mekele faisait partie des cibles.
Un autre médecin de l'hôpital Ayder a confirmé à Reuters avoir entendu trois explosions tard dans la nuit.
Reuters n'était pas en mesure dans l'immédiat d'entrer en contact avec des habitants de Mekele, la région étant privée de réseau téléphonique depuis le retrait des troupes gouvernementales il y a plus d'un an.
Des combats ont repris la semaine dernière dans le Tigré, entre les forces régionales et les troupes gouvernementales, après quatre mois d'un cessez-le-feu que les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir rompu.
La quasi-totalité des 5,5 millions d'habitants du Tigré ont besoin d'aide alimentaire mais l'acheminement de l'aide par la dernière route utilisable, qui traverse la région voisine de l'Afar, est interrompu pour des raisons de sécurité, a déclaré un responsable des Nations unies.
Des combats ont par ailleurs éclaté entre des troupes gouvernementales et des forces du TPLF près de la frontière avec le Soudan, a annoncé Addis-Abeba mercredi. Le TPLF n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire sur ce point.
(Rédaction de Nairobi, version française Bertrand Boucey et Marc Angrand, édité par Jean-Stéphane Brosse et Tangi Salaün)