Léon XIV condamne la peine de mort, alors que Trump envisage de diffuser une exécution en direct information fournie par Reuters 10/10/2026 à 18:30
Le pape Léon XIV a réitéré samedi sa condamnation de la peine de mort, soulignant qu'elle portait atteinte au caractère sacré de la vie humaine et privait les personnes de toute chance de rédemption, quelques jours après que le Pentagone a annoncé son intention de diffuser une exécution en direct.
L'armée américaine a prévu de retransmettre en direct l'exécution de Nidal Hasan, qui avait tué 13 personnes sur la base militaire de Fort Hood au Texas en 2009, ce qui serait sans précédent aux Etats-Unis.
"Il est possible de préserver le bien commun et de répondre aux exigences de la justice sans recourir à la peine capitale : des systèmes de détention efficaces ont été mis en place, qui protègent les citoyens tout en ne privant pas totalement les coupables de la possibilité d'une rédemption", a déclaré Léon XIV, premier pape originaire des États-Unis, dans un message sur les réseaux sociaux.
"La peine de mort est inadmissible car elle porte atteinte à l'inviolabilité et à la dignité de la personne", a-t-il ajouté dans cette déclaration, publiée à l'occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort et qui ne fait pas explicitement référence au projet du Pentagone.
Nidal Hasan, un ancien psychiatre de l'armée de terre condamné à mort en 2013 par un tribunal militaire, doit être fusillé par un peloton d'exécution le 3 décembre.
L'armée américaine n'a pas eu recours au peloton d'exécution pour un condamné à mort depuis 1945, peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Le projet de diffusion en direct de l'exécution, défendu par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, a été critiqué par certains élus républicains et stratèges conservateurs, de même que par des chefs religieux et des observateurs internationaux.
Donald Trump a dit "approuver absolument" l'exécution mais ne pas avoir encore pris de décision sur la diffusion en direct. Le vice-président J.D. Vance a pour sa part déclaré qu'il ignorait si l'exécution serait bel et bien retransmise mais que, si tel était le cas, il ne la regarderait pas.
Ce projet intervient dans un contexte de débat intense sur la peine de mort aux États-Unis, à la suite de l'injection létale ratée d'une femme dans le Tennessee, la semaine dernière.
(Francesca Landini, version française Benjamin Mallet)