Lecornu face à deux nouvelles motions de censure sur le budget
information fournie par Reuters 27/01/2026 à 07:43

Sébastien Lecornu, Premier ministre français

Le Premier ministre Sébastien Lecornu fait face ce mardi à deux nouvelles motions de ‍censure après le recours à l'article 49.3 de la Constitution sur la partie "dépenses" du projet de loi de finances (PLF) pour 2026.

Face à l'impasse ‌des discussions budgétaires, le chef du gouvernement s'est résolu la semaine dernière à recourir à cet outil constitutionnel, qui permet ​de faire adopter un texte sans vote à l'Assemblée nationale, ⁠en dépit de sa promesse initiale de laisser les députés se prononcer jusqu'au bout sur le budget.

Il a d'ores ⁠et déjà activé ‍l'article 49.3 sur la partie "recettes" du PLF et survécu ⁠à deux premières motions de censure rejetées vendredi au Palais Bourbon.

La France insoumise (LFI), associée aux écologistes et aux communistes, et le Rassemblement ​national (RN) ont déposé deux nouvelles motions de censure concernant cette fois la partie "dépenses".

Celles-ci seront examinées dans l'hémicycle à l'issue de la séance ⁠de questions au gouvernement, prévue à 15h00 (14h00 GMT), mais ont ​peu de chances d'aboutir.

Les députés du Parti socialiste (PS) ​tout comme ceux ​de la Droite Républicaine (DR) ont décidé de ne pas censurer le gouvernement.

A ​l'issue de l'examen de ces ⁠motions de censure, et en cas de rejet, le PLF sera ensuite transmis au Sénat avant de revenir à l'Assemblée où le gouvernement engagera à nouveau sa responsabilité, cette fois sur l'ensemble du texte.

Le ‌processus dans son entier, examen des motions compris, devrait se terminer autour du 3 février, selon le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous.

Si les ultimes motions de censure échouent, le PLF sera alors définitivement adopté après plus de quatre mois de joutes ‌parlementaires.

(Rédigé par Blandine Hénault)