Le voyagiste TUI observe une reprise de la demande vers la Méditerranée orientale information fournie par Boursorama avec AFP 12/08/2026 à 08:06
Le leader mondial du tourisme TUI a indiqué mercredi voir la demande se normaliser en Méditerranée orientale après plusieurs mois affectés par la guerre entre Israël et l'Iran, tandis que les clients réservent toujours leurs vacances plus tardivement.
"2026 n'est pas une année normale", a déclaré le président du directoire Sebastian Ebel, à l'occasion de la publication des résultats du troisième trimestre de l'exercice décalé du groupe.
Il a cité la guerre entre Israël et l'Iran, la faiblesse économique et la retenue des consommateurs qui ont favorisé les réservations de dernière minute.
Selon lui, "la demande reste forte, mais le moment de la décision d'achat s'est déplacée".
Pour la saison estivale 2026, le chiffre d'affaires déjà réservé reste inférieur de 6% à celui de l'an dernier, même si la situation s'est améliorée depuis le printemps.
Les quatre dernières semaines ont ainsi été marquées par un net redressement des réservations, avec une hausse de la demande de 7%.
Le groupe de Hanovre a observé notamment un regain d'intérêt pour les destinations de la Méditerranée orientale, alors que les vacanciers reviennent progressivement vers ces destinations après plusieurs mois d'incertitudes géopolitiques.
Dans l'hôtellerie, le groupe voit également des signes de "normalisation de la demande" dans cette zone.
Les destinations court et moyen-courriers demeurent les plus recherchées, avec la Grèce et l'Espagne, y compris les Baléares et les Canaries, en tête des réservations.
Le taux d'occupation attendu au quatrième trimestre reste, dans l'ensemble, à un niveau encore inférieur à celui de l'année précédente.
D'avril à juin, TUI a accueilli 9,9 millions de clients, soit 3% de moins qu'un an plus tôt.
Son chiffre d'affaires a reculé de 5,6% à 5,9 milliards d'euros et son bénéfice opérationnel ajusté (EBIT) a chuté à 235 millions d'euros contre 321 millions un an auparavant.
Malgré cet environnement difficile, le groupe a maintenu son objectif d'un EBIT ajusté compris entre 1,1 et 1,4 milliard d'euros pour l'ensemble de l'exercice 2026.