Le traité de l'Onu sur la haute mer entre en vigueur
information fournie par Reuters 17/01/2026 à 06:33

Le traité des Nations unies sur la haute mer, qui vise à protéger 30% des océans d'ici 2030, est entré en vigueur samedi.

Le texte, aussi appelé traité sur la biodiversité au-delà de la juridiction nationale (Biodiversity Beyond National Jurisdiction, ou BBNJ en anglais), a été finalisé en 2023 après 15 ans de négociations.

Ce traité, qui permettra la création d'un réseau d'"aires marines protégées" en haute mer, représente une étape importante dans les efforts mondiaux visant à protéger 30% des terres et mers de la planète d'ici la fin de la décennie, un objectif, connu sous le nom de "30 d'ici 30".

"Cela représente les deux tiers des océans (et) la moitié de la surface de la planète qui, pour la première fois, sera soumise à un régime juridique complet", a déclaré Adam McCarthy, premier secrétaire adjoint au ministère australien des Affaires étrangères et coprésident du comité préparatoire du traité.

Le texte a été ratifié par plus de 80 pays, dont la France, la Chine et le Brésil, depuis son adoption par les membres de l'Onu.

"Il est évidemment crucial pour sa mise en oeuvre et pour qu'il soit aussi efficace que possible de parvenir à une ratification universelle du traité", a déclaré Rebecca Hubbard, directrice de la High Seas Alliance (Alliance de la haute mer), une coalition d'associations de protection de l'environnement.

"Nous visons vraiment à ce que tous les Etats membres de l'Onu ratifient le traité."

Le traité prévoit notamment que les pays conduisent des évaluations d'impact environnemental avant toute nouvelle activité humaine en haute mer. Il permettra également de créer des mécanismes permettant aux nations de partager les bénéfices de l'"économie bleue", y compris les "ressources génétiques marines" utilisées dans des secteurs tels que la biotechnologie.

Il n'aura toutefois que peu d'effet sur ce que les défenseurs de l'environnement considèrent comme l'une des plus l'une des plus grandes menaces pesant sur l'environnement marin, l'exploitation minière des fonds marins.

(David Stanway; version française Camille Raynaud)