Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste limité information fournie par Reuters 14/08/2026 à 10:42
Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est tombé en dessous de la moyenne mensuelle vers la fin de la semaine en raison de la persistance des tensions entre les États-Unis et l'Iran, les deux pays revendiquant chacun le contrôle de cette voie maritime.
Le détroit, par lequel transite un cinquième du trafic maritime mondial d'hydrocarbures en temps normal, est "sous le contrôle et la gestion de l'Iran", a déclaré jeudi le chef de l'unité paramilitaire iranienne des bassidjis, Hossein Taeb.
Des propos en réponse à la déclaration faite la veille par le président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, selon laquelle les Etats-Unis exercent un "contrôle total" sur cet axe.
Les États-Unis ont déclaré jeudi qu'ils pourraient maintenir indéfiniment leur blocus naval contre l'Iran et qu'ils allaient intensifier la pression économique sur Téhéran.
Le trafic de navires dans le détroit d’Ormuz a légèrement repris jeudi, mais est resté inférieur à la moyenne quotidienne du mois, qui s'établit à 12, selon les dernières données de Kpler pour le mois d'août.
Au total, neuf navires ont transité par le détroit jeudi, contre cinq la veille, selon ces données, la plupart d'entre eux ayant emprunté la route dite iranienne.
Avant le déclenchement de la guerre contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël le 28 février, entre 130 et 140 navires traversaient chaque jour le détroit d'Ormuz.
L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a déclaré plus tôt dans la journée qu'un pétrolier avait été touché jeudi par un avion sans pilote pendant qu'il transitait à travers le détroit, précisant que l'incident avait provoqué des dommages légers au navire et que tous les marins étaient sains et saufs.
Par ailleurs, 19 navires de transport de matières premières ont franchi jeudi le détroit de Bab el-Mandeb - entre l'Arabie Saoudite et le Yémen - avec leurs transpondeurs activés, un chiffre stable par rapport aux 20 de la veille, selon les données de Kpler.
Certains navires pourraient naviguer sur ces voies maritimes stratégiques avec leurs transpondeurs éteints, ce qui n'est pas pris en compte dans les calculs.
(Jeslyn Lerh, version française Benoit Van Overstraeten, édité par Jean-Stéphane Brosse)