Le site nucléaire de Natanz touché selon Téhéran, l'AIEA n'a pas d'indication en ce sens
information fournie par Reuters 02/03/2026 à 11:54

(Actualisé avec AIEA, Grossi)

Le site nucléaire iranien de Natanz (province d'Ispahan), déjà visé en juin 2025, a été bombardé dimanche par Israël et les Etats-Unis, a affirmélundi le représentant de l'Iran à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L'organe de surveillance atomique, réuni en session extraordinaire lundi à Vienne, a déclaré n'avoir aucune indication qu'une installation nucléaire ait été touchée.

"Hier, ils ont de nouveau attaqué les installations nucléaires pacifiques et sécurisées de l'Iran", a déclaré Reza Najafi à des journalistes en marge de la réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, qui regroupe 35 pays. Interrogé par Reuters sur les installations touchées, il a répondu : "Natanz", avant de s'éclipser.

Le programme nucléaire iranien est au coeur des raisons invoquées par Israël et les États-Unis pour justifier leurs attaques contre l'Iran. Les deux pays accusent Téhéran de disposer encore de stocks d'uranium qui a été enrichi à 60% sur les sites de Natanz et Fordo, non loin du niveau de 90% nécessaire à la fabrication d'une bombe atomique.

Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a déclaré lundi, quelques instants avant les déclarations de Reza Najafi, que l'agence onusienne n'avait pas connaissance de bombardements présumés sur les sites nucléaires en Iran.

Il n'a pas précisé sur quoi reposait son évaluation et a fait savoir que l'AIEA n'avait pu joindre les correspondants de l'agence en Iran.

"Les efforts pour contacter les autorités iraniennes chargées de la réglementation nucléaire ... se poursuivent, sans réponse pour l'instant. Nous espérons que ce canal de communication indispensable pourra être rétabli dès que possible", a déclaré Rafael Grossi.

Natanz abritait, entre autres bâtiments, deux usines d'enrichissement d'uranium qui ont été bombardées en juin dernier. L'une en surface dont l'AIEA affirme qu'elle a été détruite et l'une enterrée qui a subi de sévères dommages.

(Francois Murphy; version française par Etienne Breban, édité par Sophie Louet)