Le russe Lukoil sous sanctions dit avoir signé un accord pour la vente de ses actifs à l'étranger à Carlyle information fournie par Boursorama avec AFP 29/01/2026 à 12:17
Le géant pétrolier russe Lukoil, qui est sanctionné par les Etats-Unis, a annoncé jeudi avoir conclu un "accord" avec l'américain Carlyle portant sur la vente de ses actifs à l'étranger.
Le deuxième groupe pétrolier russe a dit dans un communiqué avoir "conclu un accord avec la société d'investissement américaine Carlyle pour la vente de Lukoil International GmbH", sans indiquer le montant de la transaction.
Lukoil explique toutefois que l'accord reste soumis "à la réalisation de plusieurs conditions suspensives".
Le groupe d'investissement Carlyle a pour sa part indiqué dans un communiqué que cet accord "est conditionné aux vérifications préalables par Carlyle et à l'approbation du régulateur". Il doit notamment être soumis à l'approbation du Trésor américain.
Lukoil et le groupe Carlyle ont précisé que la transaction proposée ne comprend pas les actifs situés au Kazakhstan.
Lukoil "poursuit également ses négociations avec d'autres acquéreurs potentiels", indique également le groupe russe.
Lukoil International GmbH a dû être mise en vente "en raison des mesures restrictives prises par certains pays à l'encontre de la société et de ses filiales", poursuit-il, sans détailler.
Les actions du groupe ont bondi de 3,5% à la Bourse de Moscou, après cette annonce.
Interrogé lors de son briefing quotidien auquel participait l'AFP, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s'est refusé à tout commentaire mais il a indiqué que "les intérêts de l'entreprise russe doivent être assurés" et que la Russie considère les sanctions comme "illégales".
Fin octobre 2025, pour faire pression sur la Russie en guerre contre l'Ukraine, les Etats-Unis ont inscrit Lukoil et Rosneft, le numéro un du pétrole russe, sur leur liste noire des entités sanctionnées, un registre suivi par de nombreux pays.
Les entreprises travaillant avec ces entités russes encourent des sanctions secondaires, qui leur interdiraient l'accès aux banques, aux négociants, aux transporteurs et aux assureurs américains.
Le 10 décembre, Washington avait donné l'autorisation à des investisseurs étrangers de négocier le rachat des actifs de Lukoil à l'étranger et, ce, sans risquer de représailles américaines.