Le prochain président de la FIFA doit être "le gardien de ce sport" déclare Laura McAllister de l'UEFA information fournie par Reuters 06/08/2026 à 14:53
Le prochain président de la Fifa devra être un "gardien de ce sport", capable d'unir le football mondial, a déclaré la vice-présidente de l'UEFA, Laura McAllister, alors que la pression s'accentue sur Gianni Infantino après le rejet de son projet d'ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés.
Après s'être réunie mercredi à Rabat, au Maroc, la direction de la Fifa a réaffirmé son soutien à son président, présenté ses excuses à ses 211 fédérations membres pour les erreurs commises par ce dernier et promis de revoir les processus opaques qui ont déclenché une vive polémique.
Cette démarche ne devrait cependant pas mettre fin à la défiance d'un certain nombre de pays envers Gianni Infantino, alors que celui-ci entend briguer un quatrième mandat à la tête de la Fifa en mars 2027.
Mais alors que la question de son retrait est ouvertement posée, il ne sera pas facile de lui trouver un rival crédible, car tout candidat alternatif devrait bénéficier d'un large soutien, a souligné Laura McAllister lors d'un entretien accordé à la Deutsche Welle (DW).
"Il y a tellement de considérations politiques autour de cette question. Il est absolument impératif de trouver un candidat capable d'unir l'ensemble du monde du football, et pas seulement l'Europe", a-t-elle insisté.
L'ancienne capitaine de l'équipe féminine du Pays de Galles a appelé à des réformes de gouvernance en profondeur afin de moderniser la Fifa.
"Cela nécessite, selon moi, un changement vraiment fondamental dans la culture de fonctionnement des instances dirigeantes du football, et nous devons réellement moderniser ce sport pour nous assurer qu'il ne soit pas géré par un clan ou par un individu, mais de manière démocratique", a-t-elle dit.
Laura McAllister avait déclaré mardi à Reuters que tout changement à la tête de la Fifa devrait s'accompagner d'un retour aux "valeurs fondamentales du football", qui doit selon elle être géré dans l'intérêt du sport lui-même plutôt que dans un but politique ou commercial.
(Rédigé par Lori Ewing, version française Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)