Le principal syndicat patronal de l'hôtellerie-restauration (Umih) élit son président information fournie par Boursorama avec AFP 13/10/2026 à 08:06
Le prochain président de l'Umih, principal syndicat patronal de l'hôtellerie-restauration sera élu mardi pour prendre la succession du chef Thierry Marx et défendre un secteur professionnel en difficulté, dans un milieu syndical en pleine recomposition.
Les 106 présidents de sections départementales de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) sont appelés à voter dans la matinée pour départager le restaurateur bordelais Franck Chaumès, actuel président de la branche restauration du syndicat et l'hôtelier-restaurateur perpignanais Brice Sannac, co-président de l'Umih Occitanie.
Le résultat du vote doit être connu à la mi-journée. Le président de l'Umih est élu pour quatre ans.
Forte de 35.000 adhérents (dans un secteur de l'hôtellerie-restauration qui compte 220.000 établissements), l'Umih se présente comme la troisième plus grosse organisation patronale sectorielle en France derrière la Capeb et la FFB (bâtiment).
L'autre organisation patronale du secteur, le Groupement des hôtelleries et restaurateurs de France (GHR) en compte environ 15.000.
L'élection intervient alors que les syndicats patronaux du secteur sont en pleine reconfiguration.
Depuis le début de l'année, le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC) a fait scission avec l'Umih. Début octobre, il a dévoilé son nouveau nom, France Hospitalité, sa nouvelle stratégie et son président, Serge Trigano.
Du côté du GHR, c'est la branche Paris Île-de-France qui a décidé de prendre son indépendance... pour intégrer l'Umih, à partir du 1er janvier 2027.
Parmi les sujets brûlants pour le prochain président de l'Umih : l'élection présidentielle de 2027, la fiscalité des pourboires, de la TVA, des taxes de séjour ou des titres-restaurant dont la réforme, qui divise restaurateurs et distributeurs, était examinée lundi à l'Assemblée nationale.
200.000 postes non pourvus
La restauration est bousculée par les changements d'habitude des Français, la baisse de pouvoir d'achat et la hausse du coût des matières premières et l'Umih déplore 25 fermetures de restaurants par jour et 200.000 postes non pourvus.
Brice Sannac et sa colistière Céline Viale, restauratrice et candidate à la vice-présidence, souhaitent "remettre le logiciel à zéro sur le discours politique".
"On veut engager le dialogue en mettant en avant toute la valeur ajoutée sur l'ensemble du territoire", a-t-il expliqué à l'AFP, évoquant les "derniers cafés du village" comme lieux de sociabilité ou encore la capacité des restaurants à absorber les produits de la pêche française.
Ils souhaitent également réorganiser l'Umih avec une "structuration hyper professionnelle pour avoir des échanges d'informations très rapides, des actions coordonnées et une efficacité", défend Brice Sannac, notamment via "une web app en interne" qui permettra aux professionnels d'avoir des réponses à plusieurs questionnements par exemple sur la réglementation.
En face, Franck Chaumès, président national de la branche restauration de l'Umih depuis 2023 et président de l'Umih Gironde s'est allié avec Valentin Prudon, hôtelier et président de l'Umih Corrèze et Creuse.
Dans son programme, dont il distille des éléments sur son profil LinkedIn, il met en avant la "sauvegarde de la restauration traditionnelle", un "plan pour la reprise et la transmission des entreprises" ou encore le renforcement de l'attractivité des métiers grâce à la formation et la facilitation du logement des saisonniers.
"Notre responsabilité est double : protéger ce qui fait notre identité et préparer les évolutions plutôt que de les subir", écrivent Franck Chaumès et Valentin Prudon dans un communiqué.
Thierry Marx, patron du restaurant parisien Onor et ex-chef deux étoiles du restaurant du palace Mandarin Oriental, connu du grand public pour ses participations comme juré à l'émission "Top Chef" avait succédé fin 2022 à Roland Héguy, hôtelier retraité resté douze ans à la tête du syndicat mais avait décidé de ne pas se représenter.