Le Nigeria des nineties, plus grande sélection africaine de l’histoire
information fournie par So Foot 02/01/2026 à 11:51

Le Nigeria des nineties, plus grande sélection africaine de l’histoire

De toutes les grandes générations du football africain, celle du Nigeria des années 1990, couverte d’or aux Jeux olympiques d’Atlanta, est sans doute la plus belle, au point de lui attribuer la première place de notre top 50 des sélections africaines de l’histoire. Problème : ses succès coïncident avec les pires années du régime dictatorial de Sani Abacha, dont une bonne partie des Super Eagles fréquentait les chaudes soirées.

⇐ Retrouvez ici la sélection classée 2 e

On raconte que le jour où Ken Saro-Wiwa, Baribor Bera, Saturday Doobee, Nordu Eawo, Daniel Gbokoo, Barinem Kiobel, John Kpuinen, Paul Levura et Felix Nuate ont été pendus à Port Harcourt, le dictateur Sani Abacha a organisé une fête avec de nombreuses femmes à l’hôtel Hilton d’Abuja, la capitale du Nigeria. L’exécution en 1995 de ces neuf activistes a scandalisé la moitié de la planète. L’autre moitié achetait du pétrole à Abacha et a préféré regarder ailleurs. La nouvelle de l’exécution de Ken Saro-Wiwa se répandit dans toute l’Afrique, car l’écrivain figurait alors parmi les favoris pour remporter le prix Nobel de littérature. Il dénonçait de sa plume la corruption et la violence subies par les populations du delta du Niger, l’une des zones les plus riches au monde en ressources naturelles, mais aussi les plus pillées par des entreprises occidentales comme Shell, dont les extractions ont dévasté la région. Cette année 1995, Abacha n’hésita pas à signer de sa propre main l’ordre d’exécution de ceux qui défendaient les communautés les plus vulnérables. Voilà comment l’homme en uniforme a tué le poète. Et célébré ces pendaisons avec une fête qui ne manquait de rien, surtout pas de jeunes femmes d’origine indienne. Sani Abacha était ainsi : il aimait les films de Bollywood, les femmes asiatiques, et le football.

Nous avons grandi avec le fantôme de la guerre, nos parents l’ont subie et la peur était toujours présente.…

Tous propos recueillis par TP (Panenka)

Par Toni Padilla pour SOFOOT.com

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