Le feuilleton Fofana, symbole du grand n'importe quoi du mercato
information fournie par So Foot 02/09/2026 à 14:08

Le feuilleton Fofana, symbole du grand n'importe quoi du mercato

En Europe, le dernier jour du mercato d'été a fini par balloter des joueurs, envoyant Malick Fofana et ses congénères n'importe où ou presque, au gré des envies des agents et intermédiaires peu préoccupés par le terrain. L'euphorie des gros chiffres s'est muée grand foutoir, sans que cela n'inquiète la planète dérégulée du football.

Dans le capitalisme si particulier du football, l’impression que les clubs anglais avaient besoin de cinquante joueurs par équipe n’a jamais paru aussi grosse. Des transferts de Christos Tzólis à Mamadou Sangaré en passant par ceux João Gomes et Ibrahim Mbaye, l’Angleterre a encore affolé les compteurs, achetant sans compter des promesses, des champions et des valeurs sûres. Tous ont coûté a minima 40 millions d’euros. La tendance s’est accélérée lors de l’interminable mardi 1 er septembre, avec la cession de Quinten Timber pour vingt millions, les faux départs de Lamine Camara et Folarin Balogun, et le ballottage, au sens propre, même si un peu sale, de Malick Fofana. Son départ de l’OL, qui a impliqué au moins trois clubs anglais, a été officialisé au milieu de la nuit. Il représente l’aboutissement du deadline day , néologisme aussi fort que faux : l’été prochain sera encore plus dépensier que celui-ci, et personne ne meurt vraiment. Enfin, si : encore un peu plus l’amour du foot.

Tout sonne Fofana

En une journée, Malick Fofana aura donc été envoyé à Arsenal, sans réel intérêt, Rome, sans offre concrète, Crystal Palace et Sunderland. Le Nord de l’Angleterre fut sa destination finale, avec quelques cernes au matin. L’OL, en galère financière, est ravi. L’Équipe rapporte que le joueur a fait ses valises avec un sac poubelle, et qu’il a passé sa visite médicale… sans savoir où il allait. Pendant que des médecins vérifiaient l’état de sa cheville, ses agents négociaient quelques zéros en plus sur leurs RIB. C’est dans le mot : un agent désigne celui qui agit, exerce une influence sur un autre être. « Il ne maîtrise pas grand chose », a avoué au canard un proche du joueur. Rien à ajouter, donc.…

Par Ulysse Llamas pour SOFOOT.com

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