Le député de Gironde Loïc Prud'homme quitte La France insoumise information fournie par AFP 01/04/2026 à 18:49
Le député de Gironde Loïc Prud'homme a annoncé qu'il quittait La France insoumise en raison de "divergences d'appréciation de la stratégie déployée depuis 2022" par la formation de la gauche radicale, dont il restera un membre apparenté à l'Assemblée, a-t-il expliqué mercredi à l'AFP.
"Aujourd'hui, je quitte le mouvement, non sans amertume, mais sans regret", écrit le député, qui faisait partie des 17 premiers élus LFI arrivés à l'Assemblée en 2017, dans un message adressé la semaine dernière à ses camarades militants de la Gironde et révélé par l'Opinion.
"Je n'ai jamais fait mystère de mes divergences d'appréciation de la stratégie déployée depuis 2022 ni de mon avis sur les saillies répétées de Jean-Luc Mélenchon, dont les plus récentes", explique-t-il. Jean-Luc Mélenchon est notamment critiqué pour avoir ironisé sur la prononciation de patronymes juifs.
"Hormis le fait qu'il me semble que c'est préjudiciable pour porter nos idées au niveau où elles devraient être aujourd'hui, je constate que cela sape le travail militant de terrain", ajoute l'élu, qui était candidat aux municipales à Bègles (Gironde), où il est arrivé en troisième position.
M. Prud'homme, réputé proche de l'ex-insoumis François Ruffin, dit avoir "essayé de porter cette alerte en interne, évidemment sans succès". Mais il ajoute ne pas être "dupe des attaques violentes et répétées contre LFI de tous les chiens de garde de l'ultra-libéralisme en vogue".
Il continuera de siéger au sein du groupe insoumis, où il "reste apparenté", a-t-il précisé à l'AFP.
Loïc Prud'homme avait travaillé, pour les municipales à Bègles, "à un programme commun avec le maire sortant écolo" afin de conserver la ville dans le giron de la gauche, a relevé Raquel Garrido sur X, dénonçant les divisions qui ont permis à la droite de s'emparer de la commune.
Elle a, dans un premier temps, mis en cause la ligne stratégique de "division" de LFI et du PS girondin qui avait empêché toute alliance au premier tour, avant de préciser dans un second message que l'absence de fusion était essentiellement lié au "sectarisme du PS local".