Le déficit courant de la France "quasi stable" à 11,6 milliards en 2025 information fournie par Boursorama avec AFP 08/07/2026 à 20:18
Le déficit des transactions courantes de la France est resté "quasi stable" en 2025, à 11,6 milliards d'euros contre 9,3 milliards en 2024, a indiqué mercredi la Banque de France dans son rapport annuel.
Le déficit commercial des biens s'est réduit à 58 milliards d'euros, après 61,4 milliards en 2024 grâce à une facture énergétique tombée à 44,2 milliards d'euros contre 53 milliards en 2024.
Mais les secteurs agricole et agroalimentaire se sont détériorés.
La Banque de France n'observe pas d'effet massif du relèvement des droits de douane américains sur les exportations, et relève que les effets de report des exportations chinoises vers la France "restent limités".
L'excédent des services a reculé à 45,4 milliards d'euros, contre 50,8 milliards en 2024.
Le solde des revenus est proche de l'équilibre, à un milliard après 1,4 milliard en 2024.
La position extérieure nette de la France, c'est-à-dire la différence entre ce que les Français possèdent à l'étranger et ce que les étrangers possèdent en France, a continué de se dégrader en 2025 pour atteindre -29,6% du PIB contre -24% en 2024. La part de détention de la dette de l’État par les non-résidents s'élevait notamment à 56,1% fin 2025 contre 54,6% fin 2024.
Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a salué la forte demande pour les titres français tout en remarquant que c'était "aussi un facteur de vulnérabilité en cas de tension" du marché.
Alors que les investissements directs étrangers en France ont connu en 2025 leur niveau le plus faible depuis 2020, le gouverneur a remarqué "la distinction assez forte entre ce qui est annoncé dans les sommets Choose France - événement annuel où l'Elysée met en avant un nombre sans cesse croissant d'investissements de sociétés étrangères en France - et les chiffres de la balance des paiements".
Les investissements des entités françaises de sociétés étrangères ne sont pas considérés comme investissements étrangers dans la balance des paiements, contrairement à la présentation qui en est faite à Choose France, a-t-il relevé.
Pour 2026, la Banque de France souligne "la nécessité" de baisser la dépense publique (hors investissements) et d'orienter le financement vers l'IA et la transition énergétique en prévision "des chocs futurs", et de se préoccuper de la "fragilisation" de secteurs "traditionnellement" exportateurs comme l’agriculture et l'agroalimentaire.