Le chausseur Minelli annonce fermer "définitivement" le 30 mai information fournie par AFP 13/05/2026 à 10:44
Le chausseur Minelli, qui emploie 86 personnes et a été placé en redressement judiciaire en mars, pour la deuxième fois en trois ans, a annoncé mercredi sa fermeture définitive après le 30 mai, date jusqu'à laquelle ses boutiques resteront ouvertes.
"C'est avec le coeur lourd que nous vous annonçons que Minelli ferme définitivement ses portes", a déclaré la marque d'articles de maroquinerie et de chaussures fondée en 1973, dans une publication sur le réseau social Instagram.
"Nos boutiques resteront ouvertes jusqu'au 30 mai" avec une remise de 60% sur l'ensemble des produits, mais "les commandes sur le site web sont malheureusement suspendues", est-il ajouté.
Les candidats au rachat de l'enseigne avaient jusqu'au 11 mai pour déposer leur dossier. Mais la demi-douzaine d'offres rendues publiques mardi par le greffe du tribunal sont pour la plupart très partielles, ne prévoyant la reprise que d'un ou deux des 21 points de vente de Minelli ou de la marque sans ses salariés.
Les marques de mode Maje (groupe SMCP) et Father and Sons, l'opticien Jimmy Fairly et la chaîne de boulangeries Mie Câline, ont ainsi manifesté leur intérêt pour une ou deux boutiques.
De manière plus surprenante, le groupe de transport et de logistique Baghaira a proposé de reprendre la marque Minelli, ses stocks (évalués à 2,7 millions d'euros) et "neuf salariés" du siège de Gémenos (Bouches-du-Rhône), mais pas ses 21 boutiques et leurs "77 salariés", pour 300.000 euros et en misant sur le commerce en ligne.
Enfin, un ancien acteur de la mode et de l'horlogerie, Philippe Sayada, propose une reprise globale pour seulement deux euros, dans des conditions à préciser.
La marque Minelli avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2023 à Marseille.
Elle avait été alors sauvée par trois repreneurs, -- des investisseurs et la marque de vêtements "Mes Demoiselles Paris" -- et intégrée dans une nouvelle entité, "Maison Minelli", en redressement judiciaire depuis mars après une procédure de sauvegarde.
Ce sauvetage s'était fait au détriment de nombreux salariés, avec des effectifs passés alors de 600 à moins de 200.
L'enseigne a perdu 3,7 millions d'euros lors de son dernier exercice publié, 2024-2025.
Claire's, Jennyfer, Okaïdi, IKKS... De nombreuses marques d'accessoires ou de prêt-à-porter ont été placées en redressement judiciaire ou liquidées en France depuis deux ans, dans un secteur bousculé par les nouvelles habitudes de consommation, l'inflation des coûts de l'énergie, des matières premières et des loyers commerciaux, ou encore la concurrence de la seconde main et de la fast fashion, en particulier les sites asiatiques à très bas prix.