Le candidat RN à Carpentras perd son investiture après des tweets racistes
information fournie par AFP 04/02/2026 à 18:23

Le Rassemblement national (RN) a annoncé mercredi retirer l'investiture de sa tête de liste à Carpentras (Vaucluse), Christian Richaud Simoni, après la révélation, par le quotidien Libération, d'anciens tweets racistes et sexistes ( AFP / Bertrand GUAY )

Le Rassemblement national (RN) a annoncé mercredi retirer l'investiture de sa tête de liste à Carpentras (Vaucluse), Christian Richaud Simoni, après la révélation, par le quotidien Libération, d'anciens tweets racistes et sexistes.

"Le Rassemblement national a découvert par voie de presse, avec stupéfaction, de vieilles publications datant de 2017 mises en ligne sur les réseaux sociaux par M. Christian Richaud Simoni, tête de liste à Carpentras", indique le délégué départemental du RN Thierry d'Aigremont dans un communiqué publié sur X.

Le RN, poursuit-il, "désapprouve et condamne sans réserve ces messages dont il n'avait pas connaissance" et "en totale contradiction avec les valeurs et le projet portés" par le parti. En conséquence, "la commission nationale d'investiture a décidé de désinvestir ce candidat immédiatement. Il est également suspendu du RN dans l'attente d'être convoqué devant ses instances disciplinaires", ajoute le communiqué.

Dans un article en ligne publié en début de semaine, Libération faisait état de dizaines de "tweets racistes et injurieux", certains remontant à 2017 et depuis supprimés, ciblant notamment des personnalités noires comme la députée LFI Danièle Obono ou le comédien Omar Sy.

Selon Ici Provence, M. Richaud Simoni a supprimé son compte mercredi matin avant de le réactiver, avec 300 posts en moins.

Le RN précise qu'une nouvelle tête de liste sera désignée "très prochainement" à Carpentras.

Lors des législatives de 2024, des dizaines de candidats RN avaient été épinglés pour des propos litigieux publiés sur les réseaux sociaux, souvent à caractère raciste. Devant l'ampleur du phénomène, Jordan Bardella avait été obligé de reconnaître des "brebis galeuses" parmi ses prétendants députés.