Le CAC 40 privilégie la promotion interne pour ses dirigeants, selon une étude
information fournie par Boursorama avec AFP 18/06/2026 à 13:42

( AFP / ERIC PIERMONT )

Les grands groupes du CAC 40 continuent de miser largement sur leurs propres talents pour choisir leurs dirigeants, selon une étude publiée jeudi par le cabinet de conseil Heidrick & Struggles.

D'après cette 13e édition de l'étude "Route to the Top", réalisée auprès de 1.033 dirigeants dans 27 marchés, dont l'ensemble du CAC 40, près de 78% des patrons des grandes entreprises françaises ont été nommés en interne, taux nettement supérieur à la moyenne européenne (63%).

Cette préférence pour les profils "maison" se traduit par des parcours longs. Les dirigeants du CAC 40 mettent en moyenne 14,5 ans à accéder à la direction générale, contre 9,2 ans en moyenne en Europe, et 58% ont passé plus de dix ans dans leur entreprise avant leur nomination.

Malgré l'entrée en vigueur cette année de la loi Rixain, qui demande aux grandes entreprises d'avoir 30% de femmes parmi leurs instances dirigeantes, puis 40% en 2029, seules 12,5% des entreprises du CAC 40, c'est-à-dire cinq (Bureau Veritas, Engie, Orange, Sanofi, Veolia) ont une femme à leur tête, au-dessus toutefois de la moyenne européenne (8%).

L'étude met aussi en lumière la place des profils opérationnels. Quelque 38% des dirigeants du CAC 40 ont occupé des fonctions de direction des opérations au cours de leur carrière, contre seulement 17% en moyenne en Europe. À l'inverse, les anciens directeurs financiers ne représentent que 13% des patrons français, contre 22% au niveau européen.

La part de dirigeants étrangers du CAC 40 atteint 18%, contre 15% l'an dernier, mais reste inférieure à la moyenne européenne de 29%. En revanche, 48% des dirigeants du CAC 40 ont eu une expérience internationale, contre 43% en Europe.

"Les dirigeants français sont le produit de trajectoires construites dans la durée. Mais l'enjeu n'est plus seulement d'identifier un successeur, il s'agit de s'assurer que les compétences développées dans ces parcours correspondent bien aux besoins stratégiques des prochaines années", remarque Sylvain Dhenin, associé d’Heidrick & Struggles, cité dans le communiqué.