Laboratoire Servier : la rentabilité progresse, l'oncologie monte en puissance
information fournie par Boursorama avec AFP 27/01/2026 à 09:06

( AFP / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT )

La rentabilité du groupe pharmaceutique français Servier a continué de progresser sur l'exercice 2024-2025, marqué par un dépassement de son objectif de chiffre d'affaires grâce à son activité en oncologie, en particulier aux États-Unis.

Lors de cet exercice clos fin septembre, le numéro deux des laboratoires français a enregistré un bénéfice net de 659 millions d'euros, en hausse de 63,4% par rapport à l'exercice précédent.

Son chiffre d'affaires annuel a augmenté de 16,2%, dépassant l'objectif fixé à 6 milliards d'euros, pour atteindre 6,9 milliards d’euros de revenus, porté par les ventes en oncologie.

Celles-ci ont continué de progresser (+54,6% à 2,21 milliards d’euros), représentant désormais 32,2% du chiffre d’affaires du groupe, contre 24,2% lors de l'exercice précédent.

Cette croissance est liée à "une augmentation importante du volume des ventes en oncologie avec la mise à disposition du médicament Voranigo aux États-Unis", un traitement du cancer du cerveau approuvé outre-Atlantique depuis 2024, précise Servier dans un communiqué.

Cette thérapie ciblée pour traiter le gliome de grade 2 avec mutation, un cancer rare et difficile à traiter, a été autorisée en septembre 2025 par l'Union Européenne, zone géographique qui pèse pour 40,5% du chiffre d’affaires du groupe.

"Plus de 5.500 patients sont traités aux États-Unis et dans le monde grâce à des programmes d’accès précoces", souligne l'entreprise gouvernée par une fondation.

Son activité historique — cardio-métabolisme et maladies veineuses — a progressé de 1,8% pour atteindre 2,97 milliards d’euros, soutenue par les ventes de son médicament phare Daflon utilisé pour traiter l'insuffisance veineuse et les hémorroïdes. Elle représente 43,3% du chiffre d’affaires de l’exercice 2024-2025.

Ces résultats financiers permettent à Servier de confirmer ses objectifs à horizon 2030, notamment un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros.

Le groupe poursuit parallèlement son ambition de devenir un acteur "de premier plan en neurologie", ciblant les épilepsies réfractaires, les troubles rares du mouvement et les maladies neuromusculaires, selon son communiqué.

A ce jour, huit projets de recherche et trois projets en développement figurent dans son réservoir de lancements potentiels à venir dans cet autre domaine jugé prioritaire.