La verrerie Duralex va arrêter sa production pour au moins quinze jours information fournie par Boursorama avec AFP 12/06/2026 à 14:44
La verrerie Duralex, reprise en 2024 par ses salariés en coopérative et placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin, va arrêter sa production pour au moins quinze jours, selon une note de la direction aux salariés, consultée vendredi par l'AFP.
Les lignes de fabrication vont être coupées pour au moins quinze jours, dans le but, précise la direction, de protéger la trésorerie, de baisser les charges et de traverser la période de redressement judiciaire en garantissant du chiffre d'affaires.
Aucun verre ne sortira donc du four lors de la deuxième quinzaine de juin, afin de limiter la consommation très importante de matière première indispensable à son fonctionnement.
La verrerie ne dispose par ailleurs pas des emballages pour assurer les fabrications prévues du 15 au 28 juin.
"Pendant cet arrêt de la production, la température du four ne sera pas baissée: il tournera à vide, en circuit fermé, grâce à de la matière fondue et réinjectée", a précisé une source proche du dossier à l'AFP, qui rappelle que la production était déjà ralentie "depuis plusieurs semaines".
Avec cette pause forcée, seules deux personnes seraient nécessaires pour surveiller le four, contre dix-sept en temps normal, a indiqué un salarié au quotidien régional La République du Centre.
La direction espère que cette pause permettra d'assurer 1,4 million d'euros de commandes en retard.
La note, datée du 11 juin, précise aussi que les salariés ont été invités à prendre des congés à partir de lundi, pour au moins une semaine.
En difficulté, Duralex, fondée en 1945 et connue pour ses verres réputés incassables, connaît son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années.
Placée sous la protection du tribunal de commerce d'Orléans avec une période d'observation de six mois, une nouvelle audience est prévue le 2 juillet.
"La question qui se pose maintenant est de voir si les banques vont suivre, ce qui est loin d'être assuré à l'heure actuelle", a déclaré une source proche.
Environ 60% des 243 salariés de son unique usine, à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, ont investi dans la coopérative.