La Russie assure à l'OMS qu'il n'y a aucun cas de peste en Sibérie information fournie par Reuters 06/10/2026 à 15:38
Les autorités russes ont assuré mardi à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qu'il n'y avait aucun cas de peste dans la ville d'Irkoutsk, en Sibérie, où une employée de laboratoire d'un institut de recherche sur la peste est décédée la semaine dernière.
"Aucun cas de cette maladie dangereuse n'a été enregistré dans la ville d'Irkoutsk, en Fédération de Russie", selon la réponse officielle adressée par Moscou à une demande de l'OMS, lue par le porte-parole de l'organisation, Christian Lindmeier, lors d'une conférence de presse à Genève.
Les autorités sanitaires russes ont de leur côté déclaré ce mardi qu'aucun cas de peste n'avait été détecté parmi les personnes ayant été en contact avec l'employée du laboratoire décédée.
Reuters n'a pas pu déterminer à ce stade si cette affirmation signifiait que les autorités russes avaient également testé la laborantine et si elles pouvaient exclure la peste dans son cas.
La mission diplomatique russe auprès de l'Onu à Genève n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire.
Le décès survenu vendredi dernier d'une laborantine de 28 ans de l'institut de recherche sur la peste en Sibérie, dans des circonstances non précisées, a amené les autorités à placer des dizaines de personnes en quarantaine, suscitant des craintes en matière de santé publique sur les réseaux sociaux.
Elena Sofina, adjointe au chef du district de Shelekhov, près d’Irkoutsk, où un hôpital local a été placé en quarantaine, a déclaré mardi que 60% des personnes placées en quarantaine à titre préventif avaient déjà été autorisées à quitter l’établissement.
Les médias locaux ont précisé qu'environ 200 personnes avaient auparavant été mises en quarantaine.
La peste est une maladie infectieuse endémique en Sibérie, où a été identifié le premier foyer humain préhistorique connu.
L'OMS avait précédemment déclaré que le risque de peste pour la population générale semblait faible.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré ce mardi, lors d'une visite en Islande, que la Russie devrait communiquer davantage d'informations sur ce décès, un incident que Washington suit, selon lui, "de très près".
Marco Rubio a ajouté que les États-Unis disposaient de "mesures" pour aider la Russie si la situation s’avérait plus grave que ce qui a été reconnu jusqu’à présent, mais qu’ils avaient besoin d’en savoir davantage avant de pouvoir intervenir.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a précisé que les autorités sanitaires géraient la situation et fourniraient de plus amples informations dès qu’elles seraient disponibles.
(Vladimir Soldatkin, Anastasia Lyrchikova et Andrew Osborn à Moscou, Emma Farge à Genève et Jonathan Landay et William James à Reykjavik, version française Coralie Lamarque, édité par Benoit Van Overstraeten)