La police déclare un incident majeur à la base militaire britannique de Fairford, utilisée par les États-Unis
information fournie par Reuters 27/09/2026 à 10:39

La police britannique a déclaré dimanche avoir arrêté plusieurs hommes soupçonnés d'avoir enfreint la loi sur les explosifs et que l'armée inspectait des véhicules après un renforcement de la sécurité dans une base aérienne britannique utilisée par les forces aériennes américaines dans le sud-ouest de l'Angleterre.

Le gouvernement britannique a autorisé les États-Unis à utiliser la base de la Royal Air Force (RAF) de Fairford pour mener des frappes contre des sites de missiles iraniens qui attaquent des navires dans le détroit d'Ormuz.

Un employé de Reuters témoin de la scène a indiqué que des policiers armés bloquaient l’accès à l’entrée principale de la base. Une trentaine de véhicules d’urgence, dont des voitures de police, des ambulances et des camions de pompiers, étaient stationnés dans le village de Fairford, près de la base.

"Plusieurs propriétés sont en train d'être évacuées dans la région de Whelford à la suite de la déclaration d’un incident majeur. Cette mesure fait suite à l’arrestation de plusieurs hommes soupçonnés d’infractions à la législation sur les explosifs", a déclaré la police du Gloucestershire dans un communiqué, faisant référence à un village situé près de la base aérienne.

D'après la police, l’équipe de l'armée spécialisée sur le déminage examine actuellement plusieurs véhicules.

Un porte-parole de l’armée de l’air américaine a dit qu’il ne commenterait pas les mesures spécifiques de protection des forces.

"La 501e escadre de soutien au combat et nos autres escadres basées au Royaume-Uni restent vigilantes et prendront les mesures appropriées pour garantir la sécurité de nos militaires américains, de nos civils, de nos sous-traitants et de leurs famille", a déclaré ce porte-parole.

La Grande-Bretagne a dit en juillet que ses forces armées étaient prêtes à protéger le pays contre toute attaque après que les Gardiens de la Révolution iraniens ont averti de ne pas autoriser des bombardiers américains à décoller de Fairford.

De plus en plus inquiet que des sabotages ou des cyberattaques aient lieu, le gouvernement a aussi informé les gestionnaires d’infrastructures critiques de la menace que représente la Russie. La Russie nie mener des attaques hybrides contre les pays occidentaux.

(Reportage par Toby Shepheard et Andrew MacAskill; rédaction par Kate Holton et Elizabeth Piper; version française Florence Loève)