La fuite des talents, la triste fatalité de la Ligue 1 information fournie par So Foot 03/02/2026 à 01:49
Cet hiver, la Ligue 1 a dit au revoir à Kader Meïté, Sidiki Chérif, Brian Madjo (oui, oui, vous savez le Messin), des jeunes que personne ne connaissait il y a un an. En attendant Tylel Tati, Jérémy Jacquet l'été prochain à Liverpool et plein d’autres, ce mercato raconte une fois plus le triste destin du championnat de France : la précarité.
Sept ans et demi après son lancement, force est de constater que le quolibet « Ligue des talents » est bien trouvé. La Farmers League , c’est du passé. Place à la Ligue 1, celle qui forme (ou fait pousser) des jeunes pépites, qui les fait jouer et qui les vend bien. Tellement que six ans après le lancement de cette nouvelle stratégie, les clubs sont réduits à créer des hypes éphémères pour des jeunes adultes qu’ils ne connaissaient pas un an plus tôt. C’est triste, mais ce n’est pas près de changer.
Des départs de plus en plus jeunes
Ils ont moins de 20 ans, ne sont même pas devenus des cadres dans leurs clubs, n’affichent même pas 50 matchs professionnels et ont déjà une valise Rimowa (mais si, la grise avec des stries). Cet hiver, ce constat est valable pour Sidiki Chérif (19 ans, 26 matchs en Ligue 1, 4 buts, vendu à Fenerbahçe), George Ilenikhena (18 ans, 38 matchs de Ligue 1, 5 buts, parti pour Al-Ittihad), Kader Meïté (18 ans, 29 matchs en Ligue 1, envoyé à Al-Hilal). Pas grand monde n’a eu le temps de créer des souvenirs de ces joueurs. On tente : le premier but de Sidiki Chérif contre Monaco, pour gâcher la première de Sébastien Pocognoli ? Le « presque » doublé de Kader Meïté contre Lyon ? Bref, quelques matchs au maximum. Ce sera pareil pour Prosper Peter, ça a été le cas avec Nathan Zézé, Robinio Vaz et Saïmon Bouabré, et leurs jolis messages d’adieu, souvent rédigés par des agences de communication, ne changent pas grand-chose.…
Par Ulysse Llamas pour SOFOOT.com
Lire la suite de l'article sur SoFoot.com