La France ne rejoindra pas le "Conseil de la paix", d'autres pays conviés information fournie par Reuters 19/01/2026 à 18:34
La France n'entend pas donner suite à l'invitation des Etats-Unis à rejoindre un "Conseil de la paix" pour la bande de Gaza, a-t-on appris lundi de l'entourage du président Emmanuel Macron.
"Comme de nombreux pays, la France a été invitée à rejoindre le 'Board of Peace' et examine avec ses partenaires le cadre juridique proposé avec ses partenaires", a-t-on indiqué.
"A ce stade, elle n'entend pas donner une suite favorable."
En octobre, Israël et le Hamas ont souscrit au plan en 20 points présenté par le président américain Donald Trump pour mettre fin au conflit déclenché par l'attaque du mouvement palestinien en territoire israélien le 7 octobre 2023.
Ce plan prévoit de confier, pour une période de transition, la gestion du territoire ravagé par deux ans de guerre à un comité technocratique palestinien placé sous la supervision d'un "Conseil de la paix" international. Soixante pays ont été invités à rejoindre ce conseil.
"La Charte dépasse le seul cadre de Gaza. Elle soulève des questions majeures, en particulier quant au respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause", indique-t-on dans l'entourage d'Emmanuel Macron.
À ce stade, seuls la Hongrie, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan ont répondu favorablement à l'invitation de Donald Trump.
D'autres pays, tels qu'Israël, la Pologne, la Jordanie et le Pakistan, ont reçu une invitation mais n'ont pas fait savoir dans l'immédiat s'ils l'avaient acceptée.
La Grande-Bretagne a fait part de sa volonté de jouer un rôle dans la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza, a déclaré lundi le Premier ministre Keir Starmer.
L'Allemagne a quant à elle remercié Donald Trump pour son invitation et examinera en priorité quelle contribution Berlin peut apporter à l'objectif d'une résolution durable du conflit à Gaza, a déclaré un porte-parole du gouvernement.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré dimanche qu'il avait donné son accord de principe au Conseil de la paix pour Gaza, bien que les modalités n'en soient pas encore totalement arrêtées.
Le Kremlin a déclaré lundi que le président russe Vladimir Poutine avait été invité à rejoindre le "Conseil de la paix" et que Moscou étudiait cette proposition et espérait entrer en contact avec Washington à ce sujet.
Selon des diplomates, l'Australie, la Commission européenne et les principaux pays du Moyen-Orient ont également été conviés à siéger au sein de cet organe que les Nations unies voient d'un mauvais oeil.
(Reportage Michel Rose avec les bureaux de Reuters, rédigé par Blandine Hénault, avec Etienne Breban)