La BoE dispose d'une marge de manoeuvre pour évaluer l'impact de la guerre en Iran - Bailey
information fournie par Reuters 20/05/2026 à 16:41

Interview par Reuters du gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey

Le resserrement ‌de conditions financières depuis le début de la guerre en ​Iran donne à la Banque d'Angleterre (BoE) une marge de manoeuvre pour déterminer la meilleure réponse à apporter face à ​l'impact économique du conflit, a déclaré mercredi le gouverneur de la banque ​centrale britannique, Andrew Bailey.

La hausse ⁠des coûts d'emprunt hypothécaires illustre bien le changement ‌d'attitude des investisseurs depuis le début du conflit, a-t-il dit devant la commission des Finances du ​Parlement.

"Ce resserrement, je ‌pense, nous donne également [...] un peu de ⁠temps pour évaluer la situation", a-t-il déclaré.

Andrew Bailey faisait partie de la majorité au sein du Comité de politique ⁠monétaire (MPC) de ‌la BoE qui a voté le maintien du ⁠taux d'intérêt de référence de la banque centrale ‌en avril dernier.

Le MPC avait alors déclaré que ⁠sa réponse à la crise énergétique provoquée par ⁠la guerre ‌au Moyen-Orient dépendrait de l'ampleur et de la durée de ​celle-ci, ainsi que de ‌son impact sur l'économie.

Andrew Bailey a également déclaré mercredi que les perspectives sur ​la croissance économique et le marché du travail s'étaient assombries, les accords salariaux diminuant progressivement.

Il a ⁠toutefois souligné que les prix de l'énergie sur le marché semblaient "relativement modérés" par rapport aux dégâts causés aux infrastructures gazières au Moyen-Orient dans le cadre du conflit.

(Reportage David Milliken, rédigé par William Schomberg ; version française Diana Mandia, édité ​par Blandine Hénault)