La BoE dispose d'une marge de manoeuvre pour évaluer l'impact de la guerre en Iran - Bailey information fournie par Reuters 20/05/2026 à 16:23
Le resserrement de conditions financières depuis le début de la guerre en Iran donne à la Banque d'Angleterre (BoE) une marge de manoeuvre pour déterminer la meilleure réponse à apporter face à l'impact économique du conflit, a déclaré mercredi le gouverneur de la banque centrale britannique, Andrew Bailey.
La hausse des coûts d'emprunt hypothécaires illustre bien le changement d'attitude des investisseurs depuis le début du conflit, a-t-il dit devant la commission des Finances du Parlement.
"Ce resserrement, je pense, nous donne également ... un peu de temps pour évaluer la situation", a-t-il déclaré.
Andrew Bailey faisait partie de la majorité au sein du Comité de politique monétaire (MPC) de la BoE qui a voté le maintien du taux d'intérêt de référence de la banque centrale en avril dernier.
Le MPC avait alors déclaré que sa réponse à la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient dépendrait de l'ampleur et de la durée de celle-ci, ainsi que de son impact sur l'économie.
Andrew Bailey a également déclaré mercredi que les perspectives sur la croissance économique et le marché du travail s'étaient assombries, les accords salariaux diminuant progressivement.
Il a toutefois souligné que les prix de l'énergie sur le marché semblaient "relativement modérés" par rapport aux dégâts causés aux infrastructures gazières au Moyen-Orient dans le cadre du conflit.
(Reportage David Milliken, rédigé par William Schomberg ; version française Diana Mandia, édité par Blandine Hénault)