La BCE "patiente" face à l'inflation maîtrisée et aux incertitudes mondiales (minutes) information fournie par Boursorama avec AFP 22/01/2026 à 15:17
La Banque centrale européenne s'est dite "patiente" en décembre quant à l'évolution de ses taux, l'inflation restant proche de 2%, dans un environnement incertain pouvant l'amener à agir si nécessaire, selon le compte-rendu de sa réunion publié jeudi.
Lors de cette réunion, le taux de dépôt, référence de la politique monétaire, a été maintenu à 2%, comme depuis juillet, et les prévisions de croissance ont été revues à la hausse, suggérant qu'un prochain assouplissement monétaire pouvait se faire attendre.
L'environnement international reste "plus incertain que d'habitude", entre tensions commerciales et géopolitiques, mais "le niveau actuel des taux directeurs offre une flexibilité suffisante pour agir en réponse à des chocs", est-il ajouté.
Dans ce contexte, les gardiens de l'euro ont exprimé des opinions divergentes sur les risques inflationnistes à terme, qui pourraient pencher dans les deux directions, voire se neutraliser.
C'est pourquoi "le Conseil des gouverneurs peut se montrer patient, bien que cela ne doive pas être interprété comme une hésitation à agir", selon le compte-rendu.
L'institut monétaire a réaffirmé qu'il se trouve dans une "bonne position" en matière de politique monétaire, sans que cela implique une posture "statique".
L'inflation dans la zone euro est redescendue à 2% en décembre, terminant ainsi l'année 2025 juste au niveau de l'objectif de l'institution.
Celle-ci tiendra sa prochaine réunion de politique monétaire le 5 février.
Les économistes n'anticipent pas de mouvement sur les taux en février, et voient même le statu quo s'installer sur le reste de l'année "sauf surprise positive ou négative majeure qui contraindrait la BCE à reprendre la main", souligne Carsten Brzeski, de ING.
Dans les mois qui viennent, l'inflation devrait rester proche de l'objectif, mais des risques à la baisse — ralentissement de la demande, euro fort, tarifs douaniers, gains de productivité liés à l'IA — et à la hausse — salaires, prix des services et de l'énergie — rendent les perspectives très incertaines.