"Le temps presse" pour conclure un accord, dit Trump à l'Iran information fournie par Reuters 28/01/2026 à 13:53
(Ajoute nouveau message de Trump, précisions)
Donald Trump a déclaré mercredi que "le temps presse" pour l'Iran de conclure un accord avec les Etats-Unis sur ses activités nucléaires et brandi la menace d'une attaque contre Téhéran "bien pire" que les frappes de juin dernier.
"J'espère que l'Iran acceptera rapidement de négocier un accord juste et équitable – PAS D'ARMES NUCLÉAIRES – qui soit bénéfique pour toutes les parties. Le temps presse, c’est vraiment essentiel", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
"La prochaine attaque sera bien pire ! Ne laissez pas cela se reproduire", a ajouté Donald Trump en réaffirmant qu'une nouvelle "armada" américaine était en route vers le Moyen-Orient.
Le président américain avait déjà dit espérer, mardi, la conclusion d'un "accord" entre l'Iran et les Etats-Unis, après avoir mis en garde à plusieurs reprises contre une intervention militaire américaine face à la répression sanglante des manifestations qui ont ébranlé le régime islamique fin décembre et dans les premières semaines de janvier.
Donald Trump, qui n'a pour l'heure mis aucune de ses menaces à exécution, a toutefois envoyé le porte-avions Lincoln et son escorte dans le Golfe arabo-persique.
"Une autre magnifique armada vogue merveilleusement vers l'Iran en ce moment", a affirmé mardi Donald Trump. "J'espère qu'ils concluront un accord."
"Notre position est claire : les négociations ne se font pas sous la menace et les discussions ne pourront avoir lieu que lorsqu'il n'y aura plus de menaces ni d'exigences excessives", a réagi mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi.
L'Iran n'a pas demandé à négocier avec les Etats-Unis, a-t-il ajouté. "Je n'ai eu aucun contact avec [l'émissaire du président américain Steve] Witkoff dans les jours récents et nous n'avons formulé aucune requête en vue de négociations", a-t-il dit aux médias d'Etat iraniens, ajoutant toutefois que divers intermédiaires tenaient des "consultations" et étaient en contact avec la République islamique.
Selon une source au ministère turc des Affaires étrangères, Abbas Araqchi et son homologue turc Hakan Fidan se sont entretenus mercredi, lors d'un appel téléphonique, des démarches visant à réduire les tensions régionales. Membre de l'Otan, la Turquie partage une frontière avec l'Iran et s'est opposée à toute action militaire contre son voisin.
(Rédaction de Dubaï, avec Kanishka Singh à Washington; version française Camille Raynaud et Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault et Kate Entringer)