L'Iran est derrière le projet d'attaque contre la base de Fairford, dit Londres information fournie par Reuters 12/10/2026 à 18:47
par Michael Holden
Les ministères des Affaires étrangères du Royaume-Uni, des Etats-Unis, du Canada, de la France ou encore de l'Allemagne ont condamné lundi "l'usage d'attaques violentes de la part de l'Iran", après que la base aérienne britannique de Fairford a été la cible fin septembre d'un projet d'attaque terroriste présumé.
Située à environ 145 kilomètres à l'ouest de Londres, la base de Fairford a été utilisée ces derniers mois par des bombardiers de l'armée américaine pour attaquer l'Iran.
Les Etats-Unis ont retiré leurs bombardiers B-1 du site militaire, des responsables américains invoquant une possible attaque de drones impliquant l'Iran.
"Toute tentative iranienne de menacer, réduire au silence, intimider, harceler, nuire ou contraindre quiconque sur nos territoires par l'intermédiaire de mandataires ou par tout autre moyen est inacceptable", indique le communiqué commun signé par près de 30 pays.
"Le Royaume-Uni a également conclu que cet événement démontre la volonté du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de projeter des activités hostiles au-delà de ses frontières à travers des réseaux et des proxies clandestins",
Londres accuse depuis plusieurs années le régime iranien d'être impliqué dans des tentatives d'assassinats sur le sol britannique, ce que Téhéran dément.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré lundi devant le Parlement que le projet d'attaque visant la base aérienne britannique avait "très probablement" été coordonné depuis l'Iran, mettant en cause lui aussi le CGRI.
L'ambassadeur iranien, Seyed Ali Mousavi, a rejeté les accusations britanniques, soulignant que le régime iranien était disposé à coopérer avec les autorités britanniques, rapporte l'agence de presse iranienne IRNA.
Le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, Ed Miliband, a convoqué l'ambassadeur iranien alors que son ministère a imposé des sanctions contre deux ressortissants iraniens, dont Ruhollah Bazghandi accusé d'être impliqué dans des activités menées par l'Iran contre le sol britannique.
(Reportage de Sam Tobin; version française Zhifan Liu)