L'Iran a exécuté au moins 56 personnes depuis mars, selon l'Onu
information fournie par Reuters 05/08/2026 à 13:47

Au moins 56 personnes ont été exécutées en Iran pour des chefs d'accusation liés à la sécurité nationale depuis le 19 mars, dont 27 dans des affaires en lien avec les manifestations de janvier, a déclaré mercredi le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk.

“Je suis alarmé par la hausse du nombre d’exécutions et de condamnations à mort prononcées en Iran depuis mars, ainsi que par le recours persistant à la peine de mort pour semer la peur au sein de la population et réprimer la dissidence”, dit-il dans un communiqué.

Plusieurs milliers de personnes ont été tuées durant la répression brutale des manifestations antigouvernementales de janvier dernier, selon des organisations de défense des droits de l'homme.

Les ONG affirment que les autorités iraniennes continuent à réprimer toute opposition interne depuis le début de la guerre contre les Etats-Unis, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines.

Volker Türk a indiqué qu'outre les 56 condamnés à mort, plus d’une centaine d'autres personnes risquaient d’être exécutées elles aussi pour des chefs d’accusation similaires liés à la sécurité nationale. Les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants se poursuivent également à un “rythme alarmant", a-t-il ajouté.

Il a exhorté Téhéran à suspendre toutes les exécutions et à s’engager sur la voie de l’abolition de la peine de mort.

La mission diplomatique iranienne à Genève n’a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire.

Le régime iranien défend les procédures judiciaires existantes et le recours à la peine capitale, les jugeant conformes au droit national et nécessaires à la sécurité publique.

(Rédigé par Olivia Le Poidevin, version française Aleksandra Kret, édité par Sophie Louet)