L'intersyndicale décidera après la conférence sociale des suites de la mobilisation information fournie par AFP 06/11/2026 à 11:40
L'intersyndicale à l'origine de la journée de manifestations de jeudi décidera de la suite de la mobilisation à l'issue de la conférence sociale organisée lundi par Matignon, déplorant l'absence de rendez-vous pour les fonctionnaires et les jeunes, a-t-elle indiqué vendredi.
"Les organisations syndicales le redisent, la seule chose qui arrêtera la mobilisation c’est la réponse aux revendications portées depuis plusieurs semaines par les salariés, les fonctionnaires, les jeunes et les retraités", écrivent la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa, la FSU et Solidaires, au lendemain d'une journée nationale de mobilisation sociale pour les salaires. Les syndicats revendiquent une participation de plus de 1,5 million de personnes - les autorités ont recensé 575.000 manifestants.
"L'intersyndicale se retrouvera à nouveau ce lundi à l'issue de la réunion organisée à Matignon et décidera des suites de la mobilisation", écrivent les syndicats dans leur communiqué, prenant également acte du fait que les fonctionnaires et les jeunes, mobilisés en nombre, "n'ont même pas de rendez-vous".
"Rendez-vous lundi soir", a déclaré sur RTL la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon, interrogée sur la suite à donner à la mobilisation.
"La manifestation et l'ampleur de la manifestation d'hier (jeudi) doit inciter le gouvernement à comprendre qu'il ne peut pas attendre la présidentielle", a ajouté la responsable du premier syndicat français, qui réclame une hausse de 100 euros net mensuel du Smic.
Marylise Léon demande aussi au gouvernement "la mise à plat et une conditionnalité des aides" aux entreprises, pour lesquelles il n'y a "pas d'évaluation suffisante" selon elle.
Jeudi soir, les services du Premier ministre ont indiqué qu'ils réuniraient lundi organisations syndicales et patronales pour une "conférence sociale" afin d'"apporter des réponses aux questions de pouvoir d’achat et de salaires".
Le communiqué de l'intersyndicale dénonce aussi "les entraves inacceptables à l’exercice du droit de manifester" jeudi, via des "interdictions et modifications de parcours" et "la répression des manifestations de Toulouse et de Lyon".
Apportant "tout leur soutien aux militants et manifestants blessés", les syndicats demandent que la lumière soit faite sur ces événements.