Kvaratskhelia : jamais dans la tendance, toujours dans la bonne direction information fournie par So Foot 29/04/2026 à 01:14
Un geste signature, des aller-retours en pagaille et un leadership croissant... Khvicha Kvaratskhelia a encore une fois montré sa faculté à briller dans les moments importants. Dans un PSG façon Luis Enrique au dispositif ultra-amovible, le Géorgien a préservé toute son authenticité de jeu, faisant paradoxalement de lui un joueur différent.
Le PSG est à un match de connaître une seconde finale de Ligue des champions d’affilée, et de vraiment défendre son titre. Une phrase encore difficilement inimaginable il y a deux ans en arrière, d’autant plus que Luis Enrique était sur le point de finir sa première saison sur le banc parisien. Deux ans plus tard, son équipe a, malgré quelques lacunes défensives, prouvé toute l’étendue de son talent offensif dans une victoire épique face au Bayern Munich (5-4), équipe la plus en forme du moment et déjà titrée dans son championnat. De ses petites mains, Luis Enrique a transformé le PSG en une machine qui finit toujours par gagner quand il le faut, avec des joueurs ultra-complets capable de permuter dans tous les sens et déstabiliser n’importe quelle défense européenne. Mais parmi les Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Vitinha et João Neves, aussi brillants soient-ils ce soir, il ne faut pas oublier l’importance et la singularité d’un Khvicha Kvaratskhelia.
Un geste signature
Là où tout ce beau monde semble finalement regrouper les mêmes qualités (techniques, tactiques et même physiques), le Géorgien a ses caractéristiques bien à lui. Dembélé et Doué s’amusent à permuter, lui reste fidèle à son côté gauche. Arrivé il y a seulement un an et demi de Naples, Kvara est entré différemment dans la machine à laver Enrique, et continue de mystifier ses vis-à-vis du même geste signature avec lequel il faisait vibrer le Diego-Armando-Maradona. Une conduite de balle agressive, un abrupt crochet extérieur du droit, puis une frappe puissante mi-enroulée, mi-coup-du-pied, qui se loge régulièrement dans les petits filets opposés adverses, y compris dans celui de Manuel Neuer ce mardi soir, sur l’égalisation parisienne. Un cheat-code qui rappelle dans l’idée les meilleurs enroulés d’Arjen Robben à son époque, bien que ceux du Géorgien soient un poil moins poétiques que ceux du Néerlandais. Qu’importe, la finalité est là.…
Par Théo Juvenet pour SOFOOT.com
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