Jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs, l'ancien plumassier du Lido conteste toujours information fournie par AFP 30/03/2026 à 12:40
Jean-Claude de Roo, ancien plumassier belge du Lido jugé pour viols et agressions sexuelles sur deux mineurs, a de nouveau contesté les faits lors de l'ouverture de son procès lundi devant la cour criminelle de Paris.
M. de Roo, 77 ans, comparaît pour des actes commis notamment sur mineur de 15 ans et par personne ayant autorité, ainsi que corruption de mineur - des faits survenus à l'égard d'une première victime entre janvier 2007 et octobre 2010.
Il est également poursuivi pour des agressions sexuelles commises en 2016 par personne ayant autorité sur une deuxième victime, elle aussi âgée de moins de 18 ans.
Invité par le président de la cour à dire s'il reconnaissait les faits qui lui étaient reprochés, l'accusé, vêtu d'un costume sombre, a invariablement répondu "non". Au cours de l'instruction, M. de Roo avait déjà contesté ces accusations.
En 2007, Jean-Claude de Roo - surnommé "Dominique" - accueille chez lui à Paris Baptiste, un adolescent qui rêve de devenir danseur. Très vite, une relation "sous emprise" s'installe entre le plumassier et le garçon, alors âgé de 14 ans, selon une plainte déposée par ce dernier fin 2020.
D'après l'ordonnance de mise en accusation lu par la cour, Jean-Claude de Roo "jouait de son prestige et de son influence pour impressionner" Baptiste en lui "promettant de l'introduire dans le milieu du spectacle parisien".
En outre, le juge d'instruction a relevé les "dénonciations constantes" et "circonstanciées" de Baptiste qu'il a décrit comme étant en "grande vulnérabilité au moment des faits".
M. de Roo affirme, lui, "avoir entretenu une relation consentie" avec la victime, "qui a démarré à l'initiative" de ce dernier à l'aube de ses 18 ans - jusqu'à leur "rupture" en 2016.
"Cette séparation avec Baptiste je l'ai très mal vécue, c'est là que j'ai commencé ma descente aux enfers", a-t-il encore dit, affirmant "à trois reprises [avoir] essayé d'en finir".
L'enquête a par ailleurs permis de confirmer l'attirance de Jean‑Claude de Roo pour les jeunes hommes. Interrogé sur le sujet, l'accusé a indiqué "ne pas pouvoir l'expliquer".
"Avec le recul, je comprends que ça ne soit pas réciproque", a-t-il encore reconnu lundi. "J'ai compris qu'il y a quelque chose qui n'allait pas, moi ils me plaisaient mais je ne leur plaisais peut-être pas".
Les deux victimes, présentes à l'ouverture du procès et constituées parties civiles, doivent être entendues dans l'après-midi et mardi matin.
Producteur, Jean-Claude de Roo a contribué pendant 50 ans aux costumes féeriques du Lido, mythique cabaret des Champs-Elysées, dans sa boutique-atelier du Sentier".
Son procès est prévu jusqu'à mercredi.