Journée de mobilisation pour le pouvoir d'achat: les derniers développements
information fournie par AFP 24/10/2026 à 21:39

Manifestation pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, le 24 octobre 2026 à Paris ( AFP / Aris MESSINIS )

Voici les derniers développements de la journée de mobilisation pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, à l'appel d'anciens gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants malgré l'interdiction de nombreux cortèges sur fond de forte tension.

Cette nouvelle journée à risque intervient une semaine après les violences et pillages du 17 octobre qui ont ébranlé l'exécutif et à seulement six mois de la présidentielle.

Selon Nunez, "les cortèges se sont bien passés", près de 1.000 interpellations

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a estimé que "les cortèges se sont bien passés" lors de la mobilisation sociale qui a donné lieu à près de 1.000 interpellations, contre 385 à la même heure le 17 octobre.

"Mais comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à risque, de personnes qui se sont grimées, la plupart vêtues de noir, militants de l'extrême gauche radicale, de l'ultragauche", a-t-il assuré.

Les forces de l'ordre "ont été aujourd'hui encore confrontées à un niveau de violence extrêmement élevé" a affirmé le ministre, qui a ajouté que "de nombreux pillages ont été évités" et qu'il n'y a pas eu "d'attaques dirigées, comme le 17 octobre, vers des bâtiments publics".

Une personne blessée à la main à Clermont-Ferrand

Une personne a été blessée à la main en marge d'une manifestation à Clermont-Ferrand, sans que le gravité de la blessure ni les circonstances ne soient claires dans l'immédiat. La préfecture a précisé que la personne ne présentait "ni arrachement ni perte de doigt" et selon une source proche du dossier, la blessure n'a pas été causée par une grenade policière.

Des milliers de personnes à Grenoble et Marseille

Environ 10.000 personnes selon la préfecture, 23.000 selon la CGT, ont manifesté à Grenoble, lors d'un rassemblement autorisé hors du centre-ville, en marge duquel des accrochages ont opposé des forces de l'ordre et certains manifestants qui ont pris pour cible plusieurs commerces, a constaté une journaliste de l'AFP.

A Marseille, quelques commerces ont été pillés en marge du cortège qui a rassemblé dans le calme 17.000 personnes selon la police, 100.000 selon la CGT, avant quelques heurts en fin de cortège avec la police, a appris l'AFP de sources concordantes.

Un manifestant touché à l'oeil à Poitiers

Le quotidien La Nouvelle République a fait état d'un manifestant touché à l'oeil gauche à Poitiers. Selon le photographe du journal, joint par l'AFP, le jeune homme de 19 ans a été blessé vers 17H30, après une charge de CRS avec coups de bouclier, puis jets de grenades de désencerclement et de grenades lacrymogènes.

Il pourrait avoir reçu un débri dans l'oeil, selon les "street medics" qui l'ont pris en charge, avant de le confier à des ambulanciers. La préfecture, jointe par l'AFP, n'avait pas d'informations à communiquer dans l'immédiat.

Des heurts à Nantes et Rennes, des manifestants dans le périmètre interdit

Des heurts soutenus ont éclaté samedi à Nantes et à Rennes entre les forces de l'ordre et des manifestants, qui ont réussi dans les deux villes à pénétrer dans le périmètre interdit par les autorités malgré une forte présence policière, ont constaté des journalistes de l'AFP.

France : entre 410.000 (autorités) et 800.000 manifestants (CGT)

Quelque 410.000 personnes ont manifesté dans le pays, selon le ministère de l'Intérieur, un chiffre en léger recul par rapport à la semaine dernière où 550.000 personnes avaient défilé. La CGT a pour sa part fait état de 800.000 personnes mobilisées, soit autant que le 17 octobre.

A Paris, manifestation calme, tensions en fin de cortège

Quelque 110.000 personnes selon la préfecture, 250.000 selon la CGT, ont manifesté dans le calme pour réclamer plus de pouvoir d'achat et défendre les services publics.

Un engin lanceur d'eau et du gaz lacrymogène ont été utilisés après des jets de projectiles sur les forces de l'ordre lors de la dispersion du cortège. "Plus de 3.000 contrôles" ont été réalisés et 65 personnes ont été interpellées, a précisé la préfecture de police.

Peu après 20H00, la préfecture de police a annoncé la dispersion complète de la manifestation.

A Toulouse, un manifestant grièvement blessé à la main

Un jeune homme de 20 ans a été grièvement blessé à la main lors de heurts avec les forces de l'ordre, à la fin de la manifestation à Toulouse, a indiqué la préfecture.

Selon un "street medic" qui a pris en charge le blessé et souhaite rester anonyme, il présentait une "blessure grave à la main droite, avec arrachage de plusieurs doigts", liée à l'explosion d'un engin à proximité.

A Lyon, 10.000 personnes défilent par groupes

Environ 10.000 personnes au total ont défilé de façon erratique, souvent par groupes, dans les rues de Lyon, malgré l'absence de manifestation autorisée et un périmètre d'interdiction de rassemblement élargi dans le centre, selon un décompte vers 16H30 de la préfecture du Rhône.

En réponse, les policiers étaient mobiles, se déplaçant rapidement dans les rues pour disperser ça et là les groupes à l'aide de gaz lacrymogènes.