JO 2026: Les craintes sur le rôle de l'ICE sont "totalement infondées", dit le ministre italien de l'Intérieur information fournie par Reuters 04/02/2026 à 14:34
Les agents du Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE) déployés pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina n'effectueront aucune opération de maintien de l'ordre dans les rues italiennes, a assuré mardi le ministre italien de l'Intérieur, jugeant "infondées" les craintes à leur égard.
Les agents de l'ICE et de la police des frontières sont vivement critiqués aux États-Unis pour leur application brutale de la politique de répression de l'immigration du président Donald Trump. Deux personnes, Renee Nicole Good et Alex Pretti, ont été abattues en janvier par des agents de l'ICE en marge de manifestations à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis.
La récente annonce selon laquelle l'ICE serait présente lors des Jeux du 6 au 22 février a suscité la colère en Italie.
Le ministre de l'Intérieur, Matteo Piantedosi, a précisé devant le Parlement que seuls des agents de la division des enquêtes de sécurité intérieure de l'ICE seraient présents à Milan.
"Nous ne verrons rien sur le territoire national qui ressemble à ce qui a été vu dans les médias aux États-Unis", a-t-il affirmé, confirmant que les enquêteurs de la HSI seraient en soutien du service de sécurité diplomatique du département d'Etat américain.
"Les inquiétudes à l'origine de la controverse de ces derniers jours sont donc totalement infondées", a déclaré le ministre.
La classe politique italienne, en particulier les partis d'opposition de centre-gauche, ont vivement critiqué la présence d'agents de l'ICE aux JO après les faits survenus à Minneapolis.
Matteo Piantedosi a rappelé que l'envoi d'enquêteurs du HSI procédait d'un accord bilatéral ratifié par l'Italie en 2014, lorsque le centre-gauche était au pouvoir.
"La présence de personnel lié à l'agence ICE n'est pas une tentative soudaine ou unilatérale de restreindre notre souveraineté nationale", a-t-il dit. "Il s'agit de la mise en œuvre d'un accord international contraignant, pleinement conforme à notre Constitution et aux prérogatives parlementaires".
(Reportage Crispian Balmer, Mara Vîlcu pour la version française, édité par Sophie Louet)