JO 2026-L'Ukrainien Heraskevytch "assez positif" après son audience devant le Tribunal arbitral du sport
information fournie par Reuters 13/02/2026 à 12:18

(Actualisé avec déclarations Heraskevytch)

par Giancarlo Navach

L'Ukrainien Vladislav Heraskevytch s'est dit vendredi "assez positif" à l'issue de son audition devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), au lendemain de sa disqualification des Jeux olympiques en raison de son "casque du souvenir".

L'athlète de 27 ans a été disqualifié jeudi lorsque le jury de la Fédération internationale de bobsleigh et de skeleton (IBSF) a jugé que les photos figurant sur le casque, représentant des athlètes tués depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, enfreignaient les règles de neutralité politique des Jeux.

Vladislav Heraskevytch demande à être réintégré ou, au moins, de pouvoir participer à une manche supervisée par le TAS, dans l'attente d'une décision finale.

Il a été auditionné vendredi matin pendant près de deux heures et demie dans un hôtel de Milan par le Tribunal arbitral du sport.

"Les arguments ont été entendus. Nous attendons les décisions mais comme vous pouvez le voir, je suis assez content et positif sur la façon dont cela s'est déroulé", a-t-il dit à la presse à la sortie de l'audience. "J'espère que la vérité prévaudra. Je sais que j'étais innocent."

Le spécialiste du skeleton a fustigé l'attitude du Comité international olympique (CIO), qui lui avait retiré son accréditation avant de la lui rendre.

"C'était vraiment une moquerie à mon égard. (...) Quand on vous enlève votre rêve olympique, puis qu'on vous rend votre accréditation par gentillesse, cela me semble vraiment hypocrite", a-t-il dit, ajoutant que "la vérité est de s on côté". "Je n'ai aucun regret à défendre ma dignité."

"Je ne comprends pas les raisons qui justifient les restrictions concernant les hommages rendus aux athlètes. Je pense que c'est une grosse erreur de la part du CIO, et j'espère qu'il le reconnaîtra", a poursuivi Vladislav Heraskevytch.

L'athlète ukrainien a également estimé que "ces Jeux et cette décision du CIO servent d'instrument de propagande pour la Russie". "Je reçois toujours beaucoup de menaces de la part de la Russie."

L'épreuve de skeleton a débuté jeudi avec les deux premières manches. Les deux dernières sont prévues vendredi soir.

"Nous espérons pouvoir annoncer une décision finale aujourd'hui, mais il m'est difficile de dire quand", avait déclaré Matthieu Reeb, le secrétaire général du TAS, peu après le début de l'audience. "Nous connaissons bien sûr le calendrier de la compétition et le TAS a pour objectif de rendre sa décision avant le début de la course, mais nous ne savons pas combien de temps durera l'audience."

"Nous avons une seule arbitre, originaire d'Allemagne, chargée de cette affaire. Nous avons des participants présents en personne, comme le CIO, l'athlète et le père de l'athlète", a-t-il poursuivi. "Nous avons un représentant de l'IBSF qui participe à distance. L'athlète est également assisté par un avocat qui s'exprime depuis Kyiv."

(Reportage de Giancarlo Navach, version française Vincent Daheron, édité par Blandine Hénault et Sophie Louet)