Israël vise encore Téhéran, le Hezbollah s'implique: les principaux développements information fournie par AFP 02/03/2026 à 04:17
Au troisième jour de l'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran, l'armée israélienne continue de mener lundi des frappes "à grande échelle" sur Téhéran et vise également le Hezbollah, qui a pour la première fois dans le conflit attaqué Israël depuis le Liban.
Plus tôt, le président américain Donald Trump a réaffirmé son objectif de "décapiter" le pouvoir iranien, dont les frappes de représailles ont fait des morts en Israël et dans des pays arabes du Golfe, qui se disent prêts à "défendre leur sécurité".
Voici les principaux développements du conflit:
- Israël frappe de nouveau Téhéran
L'armée israélienne a indiqué lundi continuer à mener des "frappes à grande échelle" à Téhéran "contre des cibles du régime terroriste iranien".
L'agence de presse iranienne Tasnim a pour sa part fait état d'explosions dans la capitale.
- Le Hezbollah s'implique
Le Hezbollah avait promis de "faire face à l'agression" américano-israélienne contre l'Iran après la mort de l'ayatollah Ali Khamenei. Le mouvement armé pro-iranien basé au Liban a mis ses menaces à exécution, affirmant lundi avoir tiré des missiles et des drones vers Israël, pour la première fois dans ce conflit.
L'armée israélienne n'a pas tardé à répliquer, annonçant frapper des cibles du Hezbollah "à travers le Liban" et ordonnant aux habitants d'une cinquantaine de villages d'évacuer. De fortes explosions ont été entendues à Beyrouth par un journaliste de l'AFP.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a qualifié les attaques contre Israël d'"acte irresponsable".
- "Frappe de drone présumée" à Chypre
L'armée britannique réagit à "une frappe de drone présumée" intervenue dans la nuit de dimanche à lundi sur sa base aérienne d'Akrotiri, à Chypre, a indiqué le ministère britannique de la Défense. Aucune victime n'a été signalée.
- Trump crie vengeance
Les Etats-Unis ont annoncé dimanche avoir perdu trois militaires, leurs premières pertes dans le conflit. Ce ne seront pas les dernières, a prévenu Donald Trump, qui a promis de "venger" leur mort.
Comme la veille en annonçant l'opération militaire, il a lancé un appel au peuple iranien: "Reprenez le pouvoir, l'Amérique est avec vous". Il a aussi pressé une nouvelle fois les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, de "déposer les armes" ou mourir.
"Quatre à cinq semaines": c'est l'estimation qu'il a donnée de la durée des opérations américaines, dans le New York Times, sans fournir de détails.
Il a aussi dit au New York Times qu'il avait "trois très bons choix" de candidats pour diriger l'Iran à l'avenir, sans dévoiler de nom.
- Les pays du Golfe prêts à se défendre
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman, les membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), ont prévenu dimanche soir qu'ils prendraient "toutes les mesures nécessaires pour défendre leur sécurité".
Les Gardiens de la Révolution avaient déclaré plus tôt avoir lancé une nouvelle vague d'attaques "de grande envergure" contre "l'ennemi", qui a ciblé plusieurs pays du Golfe. Téhéran a assuré qu'il visait des bases américaines et non directement ses voisins.
Les Etats-Unis et des alliés arabes ont fustigé ces frappes comme relevant de l'"inconscience".
Elles ont fait au moins quatre morts et des dizaines de blessés depuis samedi dans les pays du Golfe.
- Le pétrole flambe
Les prix du pétrole ont flambé lundi à l'ouverture, dépassant brièvement 80 dollars le baril, à cause des craintes de graves perturbations sur l'offre mondiale de brut.
La navigation dans le détroit d'Ormuz, située entre l'Iran et Oman et par lequel transite quelque 20% de la consommation mondiale de pétrole, est paralysée de facto. L'Organisation maritime internationale (OMI) a appelé les compagnies maritimes à "éviter" la région.
- L'appareil iranien frappé au coeur
Le quartier général des Gardiens de la Révolution a été détruit, selon le Pentagone. Les autorités iraniennes n'ont pas commenté.
Les médias iraniens ont toutefois confirmé la mort de plusieurs hauts responsables du pays, notamment le chef des Gardiens de la Révolution, le chef de l'état-major des forces armées et le ministre de la Défense.
Les frappes américano-israéliennes ont tué 48 "leaders" iraniens, selon Donald Trump, qui n'a donné aucun détail.
- Localité israélienne endeuillée
Des missiles iraniens ont durement frappé le territoire israélien dimanche.
A Bet Shemesh, dans le centre du pays, un projectile iranien a tué neuf personnes qui se mettaient à l'abri, faisant 46 blessés. Onze personnes sont toujours portées disparues.
L'immeuble qui abritait cet abri public a été pulvérisé par l'impact, qui a projeté des blocs de béton assez gros pour détruire des voitures stationnées à 50 mètres de là.
- Hommages à Khamenei
Après les cris de joie ayant résonné à Téhéran samedi après la mort de l'ayatollah Khamenei, des milliers de personnes ont rendu hommage au guide suprême dimanche à Téhéran aux cris d'"A mort l'Amérique!", "A mort Israël!".
Des rassemblements du même type ont été signalés à Chiraz (sud) et Yazd (centre).
Au Pakistan voisin, au moins 17 personnes sont mortes dimanche dans des manifestations pro-iraniennes.
Bagdad a été le théâtre d'affrontements entre manifestants et police près de l'ambassade des Etats-Unis.