Israël mène des frappes au Liban après des tirs effectués par le Hezbollah information fournie par Reuters 02/03/2026 à 02:39
(Actualisé tout du long)
L'armée israélienne a déclaré dans la nuit de dimanche à lundi avoir frappé au Liban des cibles liées aux Hezbollah, après que le mouvement armé aligné sur l'Iran a lancé des missiles et des drones en direction d'Israël en représailles à l'assassinat du guide suprême de la Révolution iranienne, Ali Khamenei.
Les projectiles lancés par le Hezbollah signalent l'entrée du mouvement chiite dans le conflit déclenché par les bombardements effectués par les Etats-Unis et Israël en Iran - des frappes dans lesquelles des responsables iraniens de haut rang, dont Ali Khamenei, ont été tués.
Selon l'armée israélienne, plusieurs projectiles tirés depuis le Liban ont atterri dans des zones inhabitées.
Au Liban, des sources sécuritaires ont rapporté que de lourdes explosions ont été entendues à Beyrouth ainsi que dans la périphérie sud de la capitale libanaise - une zone considérée comme le bastion du Hezbollah.
Le mouvement armé libanais a déclaré dans un communiqué avoir "toujours souligné que la continuation des attaques israéliennes et les assassinats de nos chefs, de nos jeunes et de notre population nous donnaient le droit de nous défendre et de répondre" de manière appropriée.
De son côté, l'armée israélienne a dit qu'elle mènerait des opérations "contre la décision du Hezbollah de prendre part à la campagne". Tsahal ne "permettra pas à l'organisation de représenter une menace pour l'Etat d'Israël", a-t-elle ajouté.
Israël et le Hezbollah s'étaient livrés à des affrontements sans précédent depuis leur conflit armé de 2006 en marge de la guerre dans la bande de Gaza, le mouvement armé libanais disant procéder à des frappes transfrontalières pour afficher son soutien aux Palestiniens. Un cessez-le-feu avait été chapeauté par les Etats-Unis et la France en novembre 2024.
La présidence libanaise a déclaré samedi avoir été informée par l'ambassadeur des Etats-Unis qu'Israël s'abstiendrait de toute escalade au Liban en l'absence d'actes hostiles en provenance du pays.
(Laila Bassam à Beyrouth, Yomna Ehab et Nayera Abdallah au Caire; version française Jean Terzian)