Israël lutte pour sa survie, déclare Netanyahu à l'Onu information fournie par Reuters 27/09/2024 à 18:04
Israël veut la paix mais se doit de combattre pour sa survie face à des ennemis "sauvages" qui oeuvrent à sa destruction, a déclaré vendredi Benjamin Netanyahu à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies.
"Mon pays est en guerre, il se bat pour sa survie", a lancé le Premier ministre israélien.
"Nous devons nous défendre face à des meurtriers sauvages. Nos ennemis cherchent non seulement à nous détruire, mais à détruire notre civilisation commune et à renvoyer chacun d'entre nous aux temps obscurs de la tyrannie et de la terreur", a poursuivi le chef du gouvernement israélien.
"Israël tolère cette situation intolérable depuis pratiquement un an. Je suis venu ici aujourd'hui pour dire 'ça suffit'".
Plusieurs délégations avaient quitté la salle avant son intervention à la tribune, tandis que des partisans clamaient leur soutien dans les couloirs.
Le gouvernement israélien n'a toujours pas répondu à une proposition des Etats-Unis et de la France d'un cessez-le-feu de 21 jours au Liban où l'armée israélienne a engagé une action militaire d'envergure contre la milice chiite du Hezbollah, soutenue par l'Iran.
Benjamin Netanyahu a mis en cause l'Iran, dont la délégation était absente lors de son discours. Il a affirmé que l'Etat hébreu se défendait "sur sept fronts" contre Téhéran, dont la bande de Gaza où Tsahal est engagé dans une guerre depuis le 7 octobre 2023 contre le Hamas.
"Il n'existe aucun endroit en Iran que le bras d'Israël ne puisse atteindre. Et il en est ainsi pour tout le Moyen-Orient. Loin d'être des agneaux conduits à l'abattoir, les soldats d'Israël combattent avec un incroyable courage", a-t-il dit.
"J'ai un autre message pour cette assemblée et pour le monde hors de cette enceinte : nous sommes en train de gagner", a martelé le chef du gouvernement israélien.
"Nous continuerons à frapper le Hezbollah jusqu'à ce que nos objectifs soient atteints", a-t-il assuré.
Sami Abou Zouhri, haut représentant du Hamas, a dénoncé un discours "rempli de mensonges et de contradictions". "Le départ de plusieurs délégations de l'enceinte montre que plus personne ne croit les mensonges de Netanyahu", a-t-il dit à Reuters.
S'exprimant à la tribune avant Benjamin Netanyahu, le Premier ministre slovène, Robert Golob, avait lancé à son adresse : "M. Netanyahu, cessez cette guerre maintenant". Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui lui a succédé, a déclaré pour sa part : "Nous devons agir maintenant et exiger la fin immédiate de ce bain de sang".
(Reportage John Irish et Michelle Nichols; avec la contribution de Nidal al-Mughrabi; version française Sophie Louet)