Israël a tué un responsable de la police, dirigée par le Hamas, à Gaza - sources information fournie par Reuters 25/07/2026 à 18:16
par Nidal al-Mughrabi
Une frappe aérienne israélienne a tué samedi le chef des forces de police dirigées par le Hamas dans le nord de la bande de Gaza ont indiqué le ministère de l'Intérieur géré par le mouvement et des responsables médicaux.
Les secours et le ministère de l'Intérieur ont précisé , le général de brigade Abdel-Nasser Al-Maqadma, également connu comme le gouverneur du nord de la bande de Gaza, avait été tué par une frappe aérienne israélienne dans la région de Cheikh Radwan, au nord de la ville de Gaza.
Une autre frappe israélienne a tué un secouriste palestinien dans le camp de réfugiés de Nuseirat, au centre de la bande de Gaza, ont dit des secouristes, ajoutant qu'un policier, blessé lors d'une frappe aérienne israélienne la semaine dernière, était décédé samedi.
L'armée israélienne n'a pas immédiatement commenté ces incidents.
Une frappe aérienne israélienne a également tué deux personnes dans une maison à Khan Younis, au sud de l'enclave, toujours selon des secouristes. L'armée israélienne a déclaré que la frappe visait un militant du groupe du Jihad islamique.
Plus tard dans la journée de samedi, une autre frappe aérienne israélienne, également à Khan Younis, a tué Khaled Al-Breim, un lycéen, portant le bilan de la seule journée de samedi à au moins cinq morts.
Selon ses proches, Khaled Al-Breim a été tué alors qu'il s'apprêtait à apporter des friandises pour les distribuer à ses proches et à ses amis qui s'étaient rassemblés au domicile familial pour le féliciter. Il venait en effet de terminer ses études secondaires et se préparait à entrer à l'université.
L'armée israélienne n'a pas immédiatement commenté la mort du jeune homme.
Au cours des derniers mois, Israël a tué des dizaines de membres des forces de police dirigées par le Hamas, y compris des hauts responsables, accusant nombre d'entre eux d’appartenir à la branche armée du Hamas et de représenter une menace imminente pour Israël et ses forces à l'intérieur de Gaza.
Le Hamas affirme que les attaques israéliennes contre les forces de police et leur quartier général visent à semer le chaos et l'anarchie dans l'enclave et constituent une violation du cessez-le-feu d'octobre négocié par les États-Unis.
Ces derniers décès viennent s'ajouter au bilan de près de 1.200 Palestiniens, pour la plupart des civils, tués par les attaques israéliennes depuis l'entrée en vigueur de ce cessez-le-feu, selon les autorités sanitaires de Gaza.
La trêve a mis fin aux combats à grande échelle, mais n'a pas empêché les frappes israéliennes quasi quotidiennes. Quatre soldats israéliens ont été tués par des militants à Gaza au cours de la même période.
Des médiateurs, notamment l'Égypte, le Qatar, la Turquie et les États-Unis, tentent de faire avancer le plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien, mais ces efforts n'ont guère permis des progrès.
Israël contrôle de fait environ 64% de cette minuscule bande côtière, réduite en ruines par l'offensive militaire israélienne qui a duré deux ans et fait suite à l'attaque du Hamas contre le sud d'Israël en 2023.
La quasi-totalité des deux millions d'habitants de Gaza vit désormais sur une minuscule bande de terre, principalement dans des tentes de fortune ou des bâtiments endommagés, dans des conditions désastreuses, sous le contrôle du Hamas.
(Version française Benoit Van Overstraeten)